Créée en 1939 pour venir en aide aux personnes déplacées par la seconde guerre mondiale, la Cimade assure depuis 1985 une assistance aux étrangers dans des CRA et LRA. Dans son rapport 2006, ses intervenants "dénoncent les effets dévastateurs de l'industrialisation de la rétention avec la multiplication du nombre et de la capacité des centres de rétention" (786 places fin 2002 à 1.500 en 2006).
Créée en 1939 pour venir en aide aux personnes déplacées par la seconde guerre mondiale, la Cimade assure depuis 1985 une assistance aux étrangers dans des CRA et LRA. Dans son rapport 2006, ses intervenants "dénoncent les effets dévastateurs de l'industrialisation de la rétention avec la multiplication du nombre et de la capacité des centres de rétention" (786 places fin 2002 à 1.500 en 2006). — Boris Horvat AFP/Archives

IMMIGRATION

Marseille: Un couple et ses 4 enfants originaires du Kosovo en centre de rétention

La famille a été interpellée en avril lors d'un contrôle routier...

Une nouvelle polémique dans un centre de rétention quelques semaines seulement après l'émoi provoqué par le placement en rétention d'un bébé de quatre mois à Nîmes. Une famille originaire du Kosovo, un couple et quatre enfants âgés de 2 à 9 ans, a été placée au centre de rétention du Canet à Marseille, selon des sources concordantes.
 
Un rassemblement pour protester
 
«La place des adultes n'est pas en centre de rétention, celle des enfants encore moins», a déclaré une porte-parole du Réseau éducation sans frontière (RESF). Un rassemblement d'une cinquantaine de personnes a eu lieu vers 18 heures devant le centre pour protester contre ce placement. Selon la préfecture, il s'agit d'une famille qui a été interpellée en avril lors du contrôle routier d'une camionnette à bord de laquelle 22 personnes avaient pris place.
 
Ces personnes ont déclaré par écrit leur intention de regagner la Hongrie où ils avaient déposé une demande d'asile, avant de changer d'avis et de demander l'asile en France, selon la même source. La solution retenue a été de les renvoyer en Hongrie, en accord avec les autorités de ce pays, a ajouté la préfecture.