Faux électeurs: les Tiberi vont être fixés sur leur sort

JUSTICE La décision est attendue en début d'après-midi pour le député-maire du 5e arrondissement de Paris et son épouse...

J.M. avec agence

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Jean et Xavière Tibéri lors de leur procès en appel, le 12 novembre 2012, à Paris.
Jean et Xavière Tibéri lors de leur procès en appel, le 12 novembre 2012, à Paris. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Jean et Xavière Tiberi, malmenés durant leur procès par de nombreux témoins à charge, seront fixés ce mercredi sur leur sort judiciaire dans l'affaire des faux électeurs du 5e arrondissement de Paris. Pendant les quatre semaines de procès devant le tribunal correctionnel de Paris, les époux ont farouchement nié toute participation à cette fraude électorale, dénonçant «l'amertume» de ceux qui les accusent.

L'existence d'une fraude organisée confirmée au procès

«Pourquoi me serais-je engagé dans une opération dangereuse, discutable et même condamnable, alors que j’étais réélu avec un score honorable? C'eût été une folie inutile!», s'était justifié Jean Tiberi à l'audience. Malgré ces dénégations, bon nombre de prévenus et de témoins ont pourtant confirmé l'existence d'une fraude organisée, visant à inscrire sur les listes électorales des électeurs non domiciliés dans le 5e.

La première adjointe de l'arrondissement Anne-Marie Affret, toujours en fonction, a notamment reconnu avoir commis et ordonné de faux certificats d'hébergeants. Elle a refusé de porter seule le chapeau, précisant ne pas être «l'organisatrice de tout ça», sans pour autant imputer une quelconque responsabilité aux Tiberi.

La menace d'une inéligibilité

Considérant que l'ancien lieutenant de Jacques Chirac à la mairie de Paris était bien «l'instigateur» de la fraude remontant aux années 1990, le procureur Alexandre Aubert a requis à son encontre un an de prison avec sursis, cinq ans d'inéligibilité et 10.000 euros d'amende.

Xavière Tiberi, qui a démenti l'«omniprésence» à la mairie dont on l'accusait, risque dix mois de prison avec sursis, 5.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité et de privation des droits civiques. Le jugement sera rendu à 13h30.

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