Une journée d'action juste pour ne pas perdre la main

— 

Place de la Bourse,à Paris, hier.
Place de la Bourse,à Paris, hier. — S. POUZET / 20 MINUTES

Manifestations, rassemblements, pétitions ou encore pique-niques

ont marqué, hier, un peu partout en France, la journée intersyndicale d'action. Outre la SNCF, principale entreprise affectée par une grève, des manifestations locales ont eu lieu, entre autres, à Marseille, Grenoble, Nice, Reims ou Toulouse, où quelque 10 000 personnes ont défilé, nettement plus que dans les autres grandes villes.

Une mobilisation à l'impact beaucoup plus limité, comme prévu, que les journées d'action des 29 janvier et 19 mars, mais qui avait pour objectif d'« entretenir le mouvement ». Car, comme le souligne Didier (CFDT), présent sur la place de la Bourse à Paris, « la manifestation du 13 juin sera plus virulente ». Sous une pluie battante, et sur le lieu symbolique de ce rassemblement parisien, seules quelques centaines de salariés du privé et du public d'Ile-de-France se sont réunies sous un chapiteau où des représentants de chaque syndicat ont pris la parole, à l'exception de FO, absent de la tribune. « Il ne faut pas oublier que c'est grâce à cette union que nous avons obtenu depuis plusieurs mois des mobilisations importantes », insiste Robert, un adhérent de SUD-Industries. Au coeur des revendications : hausse du Smic, fin des suppressions de postes dans la fonction publique, restriction des licenciements et refus de l'extension du travail le dimanche. W