Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, dans un nouveau geste en direction du monde enseignant, a repoussé d'un an la réforme des concours des professeurs, ouvrant des discussions qui s'annoncent serrées avec des syndicats jugeant insuffisantes les concessions faites.
Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, dans un nouveau geste en direction du monde enseignant, a repoussé d'un an la réforme des concours des professeurs, ouvrant des discussions qui s'annoncent serrées avec des syndicats jugeant insuffisantes les concessions faites. — Martin Bureau AFP

VIOLENCE

Xavier Darcos veut autoriser les fouilles à l'école

Il s'exprimait devant 90e Congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP).

Xavier Darcos a proposé jeudi de réfléchir à la création d'"une force mobile d'agents" intervenant en milieu scolaire "sur des missions de prévention et de contrôle" de la violence, et jugé nécessaire de pouvoir fouiller les élèves suspectés de transporter des armes.

"Puisqu’il faut des moyens (contre la violence), mais des moyens bien utilisés, je veux mettre en débat la possibilité de créer, auprès des recteurs, une force mobile d’agents qui pourront intervenir dans les établissements sur des missions de prévention et de contrôle", a-t-il déclaré, dans son discours d'ouverture du 90e Congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP), qui se tient à La Rochelle de jeudi à samedi.

Selon l'entourage du ministre, il ne s'agirait pas d'agents de police mais "de personnes formées et assermentées, placées auprès des recteurs, susceptibles de se rendre dans les établissements rapidement, pouvant constater des délits, confisquer des armes, opérer des fouilles si nécessaire".

Sanction financière des parents

Le ministre, qui a évoqué le drame de Fenouillet (Haute-Garonne), où une enseignante a été poignardée en plein collège le 15 mai, veut pouvoir donner à ces personnels assermentés "les moyens juridiques et matériels d’agir", en leur octroyant "le droit de faire ouvrir le cartable ou de fouiller l’élève qu’ils suspectent de vouloir introduire des armes".

Le ministre de l'Education a aussi évoqué l'idée de sanctionner financièrement les parents d'élèves ayant "démissionné".

"Il faut (les) rappeler à leur devoir de parent en leur infligeant, si nécessaire, des sanctions financières concrètes, rapides et proportionnées à la faute".