Les personnels des hôpitaux défilent à nouveau contre la loi Bachelot

SANTE Ils ont défilé à Paris et dans une trentaine de villes, dont Marseille et Lyon, pour la «défense du service public hospitalier»...

J.M. avec agence

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Les personnels hospitaliers manifestent à Paris contre la loi Bachelot et pour la défense du service public hospitalier, le 14 mai 2009.
Les personnels hospitaliers manifestent à Paris contre la loi Bachelot et pour la défense du service public hospitalier, le 14 mai 2009. — CHAMUSSY/SIPA

Ils sont partis de Montparnasse et ont cheminé jusqu'à l'hôtel Matignon. Les personnels des hôpitaux étaient entre 3.200 et 14.000 à se mobiliser, ce jeudi à Paris, contre le projet de loi Bachelot et pour la «défense du service public hospitalier». Lors de la dernière manifestation nationale, le 28 avril dernier, ils étaient déjà entre 8.000 et 20.000 à battre le pavé de la capitale.

La loi Bachelot ne concerne pas que la gouvernance des hôpitaux

«Pour la qualité et l'égalité d'accès aux soins», «Défendons l'hôpital public», «Contre la suppression des emplois» et «Contre l'hôpital entreprise», pouvait-on lire sur la banderole de tête. Celle-ci était portée par des représentants de médecins comme le diabétologue André Grimaldi et Rachel Bocher du syndicat INPH (Intersyndicat national des praticiens hospitaliers), et des salariés non-médicaux comme Nadine Prigent (CGT-Santé) ou Christian Gatard (FO), directeur adjoint du CHU de Tours.

«Il faut que les personnels hospitaliers et les médecins restent mobilisés après cette journée d'action (...) On a réduit la réforme Bachelot à la gouvernance des hôpitaux mais c'est beaucoup plus large que ça: les économies conduisent à des suppressions d'emplois et des transferts d'activités du public vers le privé, et ça on n'en veut pas», a expliqué Nadine Prigent avant la dispersion.

Des manifestations en province

D'autres manifestations ou rassemblements se sont déroulés dans une trentaine de villes, dont Lyon et Marseille, à l'appel de syndicats de salariés des hôpitaux (médecins, infirmiers ou cadres) mais aussi d'usagers faisant partie des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité.

Selon les chiffres du ministère de la Santé, la participation a été modérée, donc, avec, un taux de grévistes de de 10,6% chez les médecins en province et 26,5 % dans les hôpitaux de Paris, et de respectivement de 5,8% et 5,5% pour les personnels non médicaux.