Blocage des prisons: vers une sortie de crise

CONFLIT Malgré des réserves, la majorité des surveillants ont dit oui à la Chancellerie...

Avec agence

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Des surveillants bloquent l'entrée de la prison de Fresnes, le 4 mai 2009.
Des surveillants bloquent l'entrée de la prison de Fresnes, le 4 mai 2009. — AFP/JACQUES DEMARTHON

Le protocole d’accord n’a peut-être pas convaincu tout le monde, mais les deux principaux syndicats pénitentiaires vont le parapher. «Plus de 68% des 194 établissements pénitentiaires nous ont demandé de parapher le texte», a déclaré à l'AFP Christophe Marquès, de Force ouvrière-pénitentiaire.

 

Du côté de l'Ufap, première organisation en nombre de voix, on parle de «plus de 60% des voix» en faveur du projet conclu dans la nuit de mercredi à jeudi, selon le secrétaire général, Jean-François Forget.

 

«C'est un oui mais il n'est pas massif. Les surveillants espéraient mieux», a-t-il expliqué après les votes en assemblées générales dont le dernier a eu lieu à Fresnes (Val-de-Marne) jeudi soir.

 

Vers une signature en début de semaine prochaine

L'accord pour une amélioration des conditions de travail dans les prisons surpeuplées pourrait être signé avec la ministre de la Justice Rachida Dati «en début de semaine prochaine», sans doute lundi, selon FO et l’Ufap.

 

Ce «relevé de conclusions», qu'a rejeté la CGT-pénitentiaire, troisième organisation de la profession, prévoit la création de 174 emplois supplémentaires, qui s'ajoutent à 177 promis dès février.

 

Ces créations, 60 dès octobre et 114 fin 2010, bénéficieront principalement aux «plus petits» des 194 établissements pénitentiaires, qui obtiendront un quatrième agent pour la surveillance de nuit.

 

«Il y aura de la vigilance sur l'application» de ce texte, a averti Jean-François Forget. «Nous serons très attentifs au projet de loi de finances 2010», a insisté son homologue de FO selon lequel «il faut savoir sortir la tête haute d'un conflit».

 

Les surveillants ont suspendu jeudi le blocage des prisons entamé lundi afin de se prononcer sur les propositions de la Chancellerie, qui ont reçu un accueil «mitigé», de l'aveu même des syndicats. reste donc à savoir si, sur le terrain, la signature des syndicats, sera suivi des faits.