La prison de Fleury-Mérogis à nouveau bloquée

MOUVEMENT SOCIAL Cette fois-ci, les forces de l'ordre ne sont pas intervenues...

Avec agence

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Des experts européens se sont réunis mardi à Saint-Denis, en banlieue parisienne, pour examiner la radicalisation islamique en prison, un phénomène constaté dans plusieurs pays de l'Union européenne.
Des experts européens se sont réunis mardi à Saint-Denis, en banlieue parisienne, pour examiner la radicalisation islamique en prison, un phénomène constaté dans plusieurs pays de l'Union européenne. — Francois Guillot AFP/Archives

Rebelote. Plus de 300 surveillants pénitentiaires, protestant contre leurs conditions de travail, ont bloqué mercredi soir les abords de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne).

 

Peu après minuit, les surveillants avaient déplacé la dernière des trois barricades pour la placer à proximité de la porte de la maison d'arrêt des hommes afin de la faire brûler.

 

Les surveillants ont prévu de bloquer, jeudi, les accès aux intervenants extérieurs (avocats, enseignants, prestataires de services, etc.).

 

«On ne cherche pas l’affrontement»

 

Selon Marcel Duredon, secrétaire local FO, les détenus qui devaient initialement réintégrer la prison mercredi soir ont été orientés vers la maison d'arrêt de la Santé à Paris (elle bloquée mercredi matin, alors que le ministre du budget campe sur ses positions).

 

«On ne cherche pas l'affrontement, on n'est pas là pour en découdre avec les forces de l'ordre», a-t-il déclaré, insistant sur la détermination des agents à voir leurs revendications satisfaites, tandis qu'à la Chancellerie, la CGT avait quitté la table des négociations.

 

Plus de 250 gendarmes mobiles et un camion de la police surmonté de deux canons à eau avaient été mobilisés et étaient prêts à intervenir. Selon Marcel Duredon, leur non intervention avait pour but de «démobiliser» les manifestants et «d'essoufler» leur mouvement. Les surveillants entendent réitérer le blocage de l'avenue des peupliers, qui mène à la prison, a-t-il ajouté.

 

Trois barricades bloquaient depuis environ 19H30 cette avenue emblématique de la mobilisation à Fleury. De part et d'autre de la première, on pouvait lire sur des pancartes «GM (gendarmes mobiles ndlr) à vous les primes pour nous gazer, rien pour nous».

 

Cette première barricade a été incendiée peu avant 23h30, les hautes flammes entraînant la chute, sous des applaudissements nourris, d'un lampadaire qui a cédé sous l'effet de la chaleur.