Les syndicats pénitentiaires refusent les propositions de la Chancellerie

SOCIAL Ils ne sont pas rendus au rendez-vous fixé ce mercredi, déçus par une journée entière de négociations au ministère de la Justice mardi...

Avec agence

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 Des surveillants bloquent l'entrée de la prison des Baumettes à Marseille, le 4 mai 2009.
 Des surveillants bloquent l'entrée de la prison des Baumettes à Marseille, le 4 mai 2009. — Serge PAGANO /REPORTAGES /20 MINUTES

Les surveillants de prison consultés mercredi par leurs syndicats ont rejeté les propositions de sortie de conflit formulées mardi par le ministère de la Justice, a-t-on appris auprès de FO-Pénitentiaire et de la CGT-Pénitentiaire.

Plus tôt dans le a journée ils avaient posé un lapin à la Chancellerie en refusant de se rendre au rendez-vous fixé ce mercredi à 11h pour lui rendre un avis définitif sur les propositions d'amélioration de leurs conditions de travail formulées mardi, a indiqué un dirigeant syndicat .

Les responsables de l'entente syndicale réunissant l'Ufpa-Unsa, FO et la CGT-Pénitentiaire étaient sortis déçus mardi soir d'une journée entière de négociations au ministère de la Justice, promettant de consulter «la base» avant de rendre un avis sur le document soumis à leur approbation.

«On ne nous a pas conviés pour discuter, on nous a imposé d'être là»

Or «le premier sentiment n'est pas brillant, ça n'est pas accueilli avec une grande joie», a déclaré mercredi matin à l'AFP Jean-François Forget, de l'Ufap. «La Chancellerie nous a imposé d'être là à 11h pour qu'on lui donne un retour sur son document mais on n'y sera pas, on n'est pas en état», a ajouté le leader syndical.

>> En image: les prisons françaises, ici

Dès mardi soir, les responsables des trois principaux syndicats de surveillants avaient laissé entendre qu'ils refuseraient l'«ultimatum» fixé par les services de Rachida Dati. «On ne nous a pas conviés pour discuter, on nous a imposé d'être là, la ministre a besoin de ce document pour l'exploiter tant au Conseil des ministres que dans l'hémicycle» (au Parlement, ndlr), a affirmé Jean-François Forget.

Création d'un bureau d'aide sociale

Le «relevé de conclusions» soumis par le ministère à l'aval des personnels prévoit notamment de renforcer les surveillances de nuit dans les plus petits établissements, de revoir les modalités des «surveillances spéciales» de détenus potentiellement suicidaires, ou encore la création d'un bureau d'aide sociale au 1er juillet. «C'est insuffisant, en terme d'emplois il n'y a rien!», avait protesté mardi soir Céline Verzeletti, de la CGT.

Au troisième jour du mouvement de blocage des prisons, des «piquets» formés de palettes enflammées barraient ce mercredi matin les accès de nombreux établissements. Les forces de l'ordre sont à nouveau intervenues, notamment à la prison de la Santé à Paris, pour permettre le passage des fourgons cellulaires.