Eric Woerth: le budget des prisons a déjà été augmenté en 2009, «ça suffit»

SOCIAL Les surveillants de prison entrent dans leur deuxième jour de blocage progressif des prisons...

Avec agence

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La gigantesque affaire de fraude fiscale via le Liechtenstein s'est enrichie d'un nouvel épisode mardi, avec la transmission à la justice française d'une dénonciation susceptible d'impliquer les groupes Michelin, Adidas et une entité de l'ex-Elf, aujourd'hui propriété de Total.
La gigantesque affaire de fraude fiscale via le Liechtenstein s'est enrichie d'un nouvel épisode mardi, avec la transmission à la justice française d'une dénonciation susceptible d'impliquer les groupes Michelin, Adidas et une entité de l'ex-Elf, aujourd'hui propriété de Total. — Martin Bureau AFP/Archives

Interrogé ce mardi sur le mouvement des gardiens de prison, qui réclament notamment des effectifs supplémentaires, Eric Woerth a jugé qu'il ne fallait pas à nouveau augmenter les crédits de l'administration pénitentiaire, après la hausse déjà intervenue en 2009.

«Le budget de la pénitentiaire est déjà important, (...) il est en augmentation, nous avons augmenté le nombre de postes (...) de 2.000 à 3.000 emplois supplémentaires en 2009. (...) Je pense que ça suffit», a déclaré le ministre du Budget sur i-Télé.

Les syndicats doivent reçus au ministère de la Justice

«Je comprends les revendications, mais il y a déjà un certain nombre d'avancées qui ont déjà été faites, il faut arrêter là», a-t-il répété. «On ne peut pas sans arrêt continuer à ajouter de la dépense publique à la dépense, parce qu'à ce moment-là, c'est la France qu'on affaiblit, c'est les Français qu'on affaiblit», a souligné Eric Woerth.

Les syndicats de surveillants de prisons, qui devaient être reçus ce mardi au ministère de la Justice, ont entamé lundi un mouvement de «blocage progressif» des prisons, pour réclamer notamment de nouvelles créations de postes.

«La situation est critique»

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République (DLR), a demandé ce mardi au gouvernement «d’entendre les personnels pénitentiaires». «Depuis plusieurs mois, les syndicats ont alerté le ministère de la Justice, qui a préféré laisser pourrir le problème. Aujourd’hui, la situation est critique», a regretté dans un communiqué le député de l'Essonne (ex-UMP).

«Comme pour l’hôpital, comme pour l’Education Nationale, la réforme du système pénitentiaire ne peut et ne doit pas se faire superficiellement et au pas de charge, au détriment du service public», a ajouté Nicolas Dupont-Aignan.