Examens: Valérie Pécresse «refuse de (se) projeter dans le scénario du pire»

UNIVERSITE La ministre rappelle qu'il n'est «pas question de valider automatiquement des semestres»...

C. F. (avec agence)

— 

Le projet gouvernemental modifiant le statut des enseignants-chercheurs a été à nouveau amendé dans la nuit de mardi à mercredi, après discussions entre Valérie Pécresse et plusieurs syndicats, mais le Snesup-FSU reste opposé au texte, a-t-on appris de sources concordantes.
Le projet gouvernemental modifiant le statut des enseignants-chercheurs a été à nouveau amendé dans la nuit de mardi à mercredi, après discussions entre Valérie Pécresse et plusieurs syndicats, mais le Snesup-FSU reste opposé au texte, a-t-on appris de sources concordantes. — Boris Horvat AFP

A la veille de la reprise des cours dans la zone B, Valérie Pécresse sort de son silence. La ministre de l'Enseignement supérieur affirme qu'il n'est «pas question de valider automatiquement des semestres alors que les enseignements n'auraient pas été délivrés normalement» dans les universités, dans un entretien au «Journal du dimanche».

Face au risque de voir la tenue des examens universitaires perturbée par le mouvement des enseignants-chercheurs, Valérie Pécresse juge que son «rôle est de protéger les étudiants, de leur permettre de rattraper les cours et de passer les épreuves».

Selon la ministre, si étudiants et professeurs rattrapent les cours «dès maintenant», «on pourra passer les examens avant l'été». «Une trentaine d'universités ont d'ores et déjà démarré les rattrapages», assure Valérie Pécresse, qui «refuse de (se) projeter dans le scénario du pire», à savoir l'impossibilité de passer les examens avant l'été.

«L’avenir d’une génération» en cause

Il faut sortir du blocage des universités, dont dépend «l'avenir d'une génération» d'étudiants, sans céder sur l'autonomie des universités, avait estimé pour sa part, samedi, l'historienne Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie Française.

Mercredi dernier, la Coordination nationale des universités a appelé les enseignants-chercheurs et les personnels administratifs «à ne pas organiser la tenue des examens jusqu'à la satisfaction de ses revendications».