La tentation de la grève générale

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Pour l'instant, les syndicats rechignent à s'engager au-delà de demain. « On se prépare pour réussir le 1er Mai », résume la CGT. Mais du côté de FO, on louche déjà sur lundi prochain, date à laquelle la suite du mouvement doit être définie. Jean-Claude Mailly appelle à « une grande grève public-privé de vingt-quatre heures », arguant que « ce n'est pas une manifestation de plus qui fera bouger le gouvernement ». A la veille de la Fête du travail, FO évite l'expression de grève générale, trop « insurrectionnelle ». Mais la proposition, rejetée par la CFDT car « en décalage avec les attentes des salariés », séduit dans les rangs de Solidaires. « L'idée de grève est confortée par nos équipes sur le terrain. Elles ne tiendront pas au rythme d'une manifestation toutes les six semaines et sont dans les starting-blocks », explique-t-on. Côté politique, on résiste pour l'instant à la tentation. Seul le NPA rappelle, depuis la Guadeloupe, que la grève générale qui a paralysé les Antilles « a montré son efficacité ». W