La Coordination des universités appelle à «ne pas organiser les examens»

EDUCATION Tous les étudiants devraient avoir repris le chemin des cours lundi...

C. F. (avec agence)
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Le Mirail à Toulouse a été fermé dans sa totalité et "jusqu'à nouvel ordre" par son président Daniel Filâtre, après l'occupation des locaux administratifs lundi par une centaine d'étudiants qui ont causé de "graves incidents" (dégradations notamment), condamnés par la ministre Valérie Pécresse.
Le Mirail à Toulouse a été fermé dans sa totalité et "jusqu'à nouvel ordre" par son président Daniel Filâtre, après l'occupation des locaux administratifs lundi par une centaine d'étudiants qui ont causé de "graves incidents" (dégradations notamment), condamnés par la ministre Valérie Pécresse. — Eric Cabanis AFP/Archives

Le tout pour le tout. Alors que tous les étudiants devraient avoir repris le chemin des cours lundi, la Coordination nationale des universités, réunie ce mercredi à l'université Paris IV, a appelé les enseignants-chercheurs et les personnels administratifs «à ne pas organiser la tenue des examens jusqu'à la satisfaction de ses revendications», a annoncé à l'AFP Sarah Hatchuel, professeur d'anglais à l'université du Havre et l'une des porte-parole de la CNU.


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Cet appel a été voté par les représentants de 73 établissements (universités et instituts) réunis pour la neuvième fois depuis le début du conflit le 2 février.


«C'est bien dommage d'en arriver là»


«C'est bien dommage d'en arriver là, ça fend le coeur d'avoir à voter une telle motion, mais on en arrive à un point où on doit appeler à la non tenue des examens. La balle est dans le camp des deux ministres maintenant», a ajouté Sarah Hatchuel, faisant référence à Xavier Darcos (Education) et Valérie Pécresse (Enseignement supérieur et Recherche).


Jusqu'à présent, la CNU s'était plutôt prononcée pour la validation automatique du second semestre. Une solution rejetée unanimement par les présidents d'université. Actuellement, l'heure est plutôt au rattrapage des cours et à l'aménagement d'un nouveau calendrier des examens, avec des partiels envisagés en juin et des rattrapages en septembre. 


Le conflit loin d'être réglé


Pour autant, le conflit semble loin d'être réglé, du côté des enseignants-chercheurs comme des étudiants. Dans sa plateforme de revendications, la Coordination demande entre autres le «retrait du projet de réforme de la formation des enseignants des premier et second degrés», et «le retrait du décret sur le staut des enseignants-chercheurs» publié au Journal officiel samedi dernier.


Elle demande aussi «le rétablissement des postes supprimés en 2009» dans l'enseignement supérieur et la recherche ou encore «l'arrêt du démantèlement des organismes publics de recherche» tels que le CNRS.