Fillon promet «des poursuites judiciaires» aux salariés de Continental à Clairoix après les dégradations

SOCIAL L'usine est par ailleurs fermée pour «raisons de sécurité» après le saccage d'un local et de la sous-préfecture de Compiègne...

J.M. avec agence
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La CGT, FO, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC vont demander mardi au tribunal de grande instance (TGI) de Sarreguemines (Moselle) d'interdire à Continental de fermer son usine de Clairoix (Oise) avant la fin 2012, a indiqué l'avocat de ces syndicats, Me Ralph Blindauer, lundi à Metz.
La CGT, FO, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC vont demander mardi au tribunal de grande instance (TGI) de Sarreguemines (Moselle) d'interdire à Continental de fermer son usine de Clairoix (Oise) avant la fin 2012, a indiqué l'avocat de ces syndicats, Me Ralph Blindauer, lundi à Metz. — Francois Nascimbeni AFP/Archives

Des dégradations «pas acceptables» qui donneront lieu à «des poursuites judiciaires». Voilà comment François Fillon a jugé ce mercredi sur France Inter l'attitude des salariés de l'usine Continental de Clairoix, qui s'en sont notamment pris, la veille, aux locaux de la sous-préfecture de Compiègne (Oise).

De bon matin, l'usine a par ailleurs été fermée pour «raisons de sécurité», après la destruction la veille, par des salariés en colère, du pavillon d'accueil abritant notamment l'alarme incendie.

La production suspendue

Mardi, des salariés avaient détruit le poste d'entrée de l'usine après avoir appris que le tribunal de Sarreguemines (Moselle) les déboutait de leur demande d'annulation ou de suspension de la procédure de fermeture du site en 2010. Ils avaient auparavant saccagé une partie de la sous-préfecture.

Dans une note d'information transmise aux équipes du matin, la direction a annoncé la «suspension de la production ainsi que l'ensemble des activités sur le site jusqu'à nouvel ordre» après «la destruction du pavillon d'accueil abritant l'ensemble des systèmes de contrôle de sécurité de l'usine».

«Mettre une pression supplémentaire»

Les ouvriers arrivant pour prendre leur service à 6h étaient invités à rester dans l'usine ou à revenir à 14h pour participer à une assemblée générale. «On pourrait travailler. La fermeture, c'est pour mettre une pression supplémentaire», a déclaré Christian Lahargue, salarié de Continental et ancien responsable syndical.

«De toute façon il n'y avait presque plus de production depuis le 11 mars», date de l'annonce du projet de fermeture de Clairoix, selon Gérard Boutelle, salarié de Continental depuis 23 ans.

Direction Hanovre

Représentants du personnel et de la direction devaient se retrouver mercredi à Nice pour un comité central d'entreprise centré sur les mesures d'accompagnement social liées à la fermeture de Clairoix.

Ils se rendront dans la foulée à Hanovre (Allemagne) où sont prévues jeudi une assemblée générale des actionnaires du groupe et une manifestation des salariés français et allemands de l'équipementier. Un train a spécialement été affrêté pour permettre aux salari!és de Clairoix de faire le déplacement.