Valérie Pécresse donne des instructions pour ne pas pénaliser les étudiants les plus fragiles

UNIVERSITES Les étudiants pourront par exemple rester dans leur logement universitaire s'il y a deux ou trois semaines en plus de cours...

Avec agence

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Le projet gouvernemental modifiant le statut des enseignants-chercheurs a été à nouveau amendé dans la nuit de mardi à mercredi, après discussions entre Valérie Pécresse et plusieurs syndicats, mais le Snesup-FSU reste opposé au texte, a-t-on appris de sources concordantes.
Le projet gouvernemental modifiant le statut des enseignants-chercheurs a été à nouveau amendé dans la nuit de mardi à mercredi, après discussions entre Valérie Pécresse et plusieurs syndicats, mais le Snesup-FSU reste opposé au texte, a-t-on appris de sources concordantes. — Boris Horvat AFP

Valérie Pécresse a affirmé mardi qu'elle avait donné instruction aux recteurs et aux directeurs de Crous de faire en sorte que les «étudiants les plus fragiles» ne soient pas pénalisés par les modifications de calendrier dues au mouvement universitaire.

«J'ai donné une instruction aux directeurs de Crous (...) et aux recteurs pour qu'ils mettent tout en oeuvre pour que les étudiants les plus fragiles ne soient pas victimes malgré eux (des) retards» de calendrier des cours et examens découlant du mouvement universitaire entamé début février, a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur au Talk-Orange du figaro.fr.

Rester plus longtemps

Ce «par exemple, pour leur permettre de rester dans leur logement s'il y a deux ou trois semaines en plus de cours, ou bien de regarder, pour ceux qui travaillent, s'il y a des problèmes pour suivre les rattrapages, comment on fait pour compenser tout cela», a-t-elle ajouté.

Un étudiant logeant dans une cité universitaire pourra ainsi «aller voir son Crous pour obtenir une possibilité de rester plus longtemps dans son logement», a-t-elle dit. «S'il a une bourse, il pourra aussi regarder concrètement comment les choses vont se passer», a ajouté la ministre, sans autre précision. «Pour son travail d'été, il sera obligé de le retarder malheureusement».

Locaux de remplacement

«Il faut que les recteurs puissent être très souples et que chaque cas particulier puisse être réglé», a plaidé Pécresse. Par ailleurs, elle a indiqué qu'elle demanderait aux recteurs d'aider «les universités éventuellement à trouver des locaux de remplacement, par exemple si un local est bloqué, ou si un local a été dégradé», pour faire passer les examens.

Enfin Pécresse a annoncé avoir «demandé à toutes les universités de (lui) faire remonter leurs plans de rattrapage» des cours et indiqué: «nous vérifierons que les cours ont été rattrapés».

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