Molex: les deux dirigeants séquestrés libérés par les salariés

SOCIAL Les salariés sont sortis déçus des négociations mardi soir...

J.M. avec agence

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La défense de l'usine de connecteurs automobiles Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), menacée de fermeture par son actionnaire américain, a suscité jeudi une mobilisation générale des 300 salariés, de la population et des élus.
La défense de l'usine de connecteurs automobiles Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), menacée de fermeture par son actionnaire américain, a suscité jeudi une mobilisation générale des 300 salariés, de la population et des élus. — Eric Cabanis AFP

Les deux dirigeants de l'équipementier automobile américain Molex, séquestrés depuis lundi dans l'usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), ont été libérés mardi par les salariés qui les retenaient.

La direction de Molex avait assigné le secrétaire du comité d'entreprise en référé devant le tribunal de grande instance de Toulouse pour ordonner la levée de la séquestration.

Médiation pour renouer le dialogue

Les salariés de l'équipementier sont sortis très déçus de leur réunion de négociation, mardi soir «On pensait que la direction avait des propositions, mais ils ne veulent strictement rien lâcher», a déclaré Denis Parise, secrétaire CGT du comité d'entreprise, qui conduisait la délégation des salariés de l'usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne). «Tout ça pour ça. Mais nous n'avions pas le choix. Si on ne les libérait pas, ils auraient envoyé les CRS. Ca va être dur à faire comprendre aux autres salariés», a-t-il ajouté.


Les délégués syndicaux avaient entamé dans la matinée une rencontre dans l'usine avec plusieurs dirigeants de la Direction Départementale du Travail de la Haute Garonne.

Le blocage était resté complet toute la nuit précédente, et la médiation de la direction départementale du travail avait été acceptée plus tôt dans la matinée. «Nous avons accepté une rencontre avec la direction du travail afin qu'une voie de négociation sérieuse puisse être trouvée. Il faut débloquer la situation puisque les dirigeants de Molex refusent de négocier avec nous tant qu'ils seront séquestrés», a précisé le délégué CGT Pierre Bellegarde.