Les femmes voilées attaquent

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Sabrina, salariée voilée de l'université de Toulouse-III, vient d'être déboutée. Cette doctorante de 25 ans a été licenciée pour faute professionnelle, fin février, parce qu'elle porte le voile. Vendredi, le tribunal administratif a rejeté sa requête d'annulation, ne trouvant « aucun motif légitime pour suspendre la décision de l'université ». Son cas est, selon Le Monde, révélateur d'une tendance de fond. Les Français d'origine musulmane n'hésitent plus à attaquer en justice s'ils se sentent discriminés. Fait nouveau, les plaintes ne touchent plus uniquement les administrations et les préfectures, mais aussi le monde du travail, l'université, les auto-écoles. In fine, la case tribunal est souvent évitée, puisque 90 % des affaires se résolvent par la médiation. Selon un arrêt du Conseil d'Etat datant de 1996, « le seul port du foulard ne constitue pas un acte de pression ou de prosélytisme ». Sabrina compte faire appel devant le Conseil d'Etat. W