Les migrants installés dans le Nord vont devoir lever le camp

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Ils voulaient quitter le Nord de la France pour le Royaume-Uni. Les migrants de Grande-Synthe (Nord) vont devoir plier bagage, mais sans réaliser leur projet. Les deux chapiteaux installés en raison du froid, en décembre dernier, devraient être démontés dans « le courant de la semaine », selon la mairie. Ces deux tentes pourraient servir à un festival de musique qui commence après-demain.

Crainte d'Aïssa Zaïbet, secrétaire du Mrap Dunkerque : « Que les migrants retournent dans des tentes de fortune, cent mètres plus loin. Le plus préoccupant, ce sont les familles, c'est notre priorité. » Du coup, l'association recherche des tentes et des couvertures. Car un couple kurde vit sur le camp avec la petite San, un bébé d'un mois et demi. Auparavant logés à l'hôtel, ils ont préféré « se rabattre sur le camp ».

De 400 à 700 à Calais, 200 autour de Dunkerque, 100 à l'intérieur des terres : au total, entre 700 et 1 000 migrants transiteraient actuellement par la région, via huit camps, pour passer au Royaume-Uni. Laurent Maameri, secrétaire de l'association Terre d'errance Norrent-Fontes, s'inquiète toujours de la création d'un espace dans le port de Calais « sous tutelle britannique, où les migrants seraient parqués ». Phil Woolas, le ministre britannique de l'Immigration, avait évoqué des négociations pour ouvrir un centre de rétention. Informations aussitôt démenties par Paris. W

à Lille, Gabriel Thierry