Qui a dit: «Il y a un risque révolutionnaire en France»

INDICE Cet ancien Premier ministre n'est pas le meilleur ami du chef de l'Etat...

NB avec agence

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Il s’agit de Dominique de Villepin, interrogé dimanche lors de l'émission Le Grand Rendez-vous (Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France) sur la crise et les mouvements de salariés menacés de licenciement.

Face à cette «situation difficile, voire dangereuse», qu'il a expliquée par une «forte colère qui s'exprime dans notre pays», un «désespoir», il a appelé à «passer à la vitesse supérieure» en matière sociale, notamment «en matière fiscale, en matière de rémunération», où «nous devons faire davantage pour être exemplaires».

Sur l’Education, «on tourne en rond»

«Il serait opportun de sanctuariser très clairement le budget de l'Education nationale, c'est-à-dire de dire clairement que nous n'allons pas toucher à ce budget. Plus de suppression de postes mais des redéploiements», a-t-il également affirmé.

«Bien sûr, on peut réformer, mais qu'il soit clair vis-à-vis de tous les partenaires de l'éducation nationale, qu'il n'y aura pas de réformes avec un objectif comptable», a-t-il ajouté, en se demandant s'il ne fallait pas «prévoir une loi programme sur plusieurs années qui permettra de fixer les objectifs. Voilà un domaine où en voulant aller trop vite, on tourne en rond», a-t-il dit.

Difficile de gouverner actuellement

Dominique de Villepin a également estimé «urgent de renouer avec un dialogue beaucoup plus développé avec les partenaires sociaux (...) La situation est difficile, voire dangereuse. C'est très difficile de gouverner la France en général, ça l'est encore plus dans la période actuelle».

A ses yeux, il ne s'agit «pas de porter un jugement sur l'action gouvernementale» mais «il faut faire davantage. Il faut le faire dans un esprit large de consensus et de rassemblement et pour ce faire, il faut limiter nos ambitions et nos objectifs parce qu'il faut à la fois dans cette période rassurer et agir».