Quand Dominique de Villepin vole au secours d'Ingrid Betancourt

AMITIÉ ’ancien Premier ministre assure que le silence est la meilleure réponse de l’ex-otage franco-colombienne face aux récentes accusations dont elle a été l’objet...

avec agence

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L'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt a lancé samedi une fondation destinée à promouvoir "le respect des droits humains", à l'occasion d'un sommet des prix Nobel de la Paix à Paris.
L'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt a lancé samedi une fondation destinée à promouvoir "le respect des droits humains", à l'occasion d'un sommet des prix Nobel de la Paix à Paris. — Aizar Raldes AFP/Archives

Dominique de Villepin, ancien Premier ministre et grand ami d'Ingrid Betancourt, a assuré dimanche que le silence de l'ex-otage franco-colombienne était sa «meilleure réponse» à ceux qui l'accusent dans des livres dont ils assurent «la promotion».

Lors du «Grand Rendez-vous» (Europe 1/Le Parisien-Ajourd'hui en France), Dominique de Villepin a parlé, à propos de mémoires de compagnons de captivité de Ingrid Betancourt, d'«une logique médiatique collective extrêmement difficile à arrêter».

«Pour qu'on parle d'eux, pour que ces livres se vendent, inévitablement, c'est la relation à l'otage la plus connue qui intéresse», a observé l'ancien ministre des Affaires étrangères.

Elle rédige ses mémoires aux Etats-Unis

«Je connais suffisamment Ingrid pour n'avoir aucun doute sur ce qu'elle est et l'exigence qui est la sienne», a-t-il poursuivi, confirmant qu'elle rédigeait ses propres souvenirs aux Etats-Unis.

«Il faut prendre ces témoignages pour ce qu'ils sont», a dit Dominique de Villepin: ils sont apportés «de façon parfois excessive quand c'est tourné pour les besoins d'une promotion», ce sont «ceux d'hommes et femmes qui ont beaucoup souffert».

«Il faut beaucoup de caractère pour ne pas répondre»

«Il faut beaucoup de caractère pour ne pas répondre», a-t-il poursuivi. «Ce silence, c'est sans doute la meilleure réponse».

Clara Rojas, ex-directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, enlevée avec elle en 2002, en trace dans un livre paru récemment un portrait parfois dur alors que trois ex-otages américains, libérés comme Ingrid Betancourt le 2 juillet 2008, ont publié leur propre ouvrage dans lequel ils l'accusent d'«arrogance» et d'«égoïsme».