Propos sur Zapatero: Selon Bernard Kouchner, Nicolas Sarkozy était ironique

POLITIQUE En cherchant à dédouaner le Président, le ministre des Affaires étrangères confirme ainsi qu’il a bien été question du Premier ministre espagnol lors d’un déjeuner avec des parlementaires...

Avec agence

— 

Jose Luis Zapatero et Nicolas Sarkozy, le 1er mars 2009 à Bruxelles.
Jose Luis Zapatero et Nicolas Sarkozy, le 1er mars 2009 à Bruxelles. — REUTERS/Yves Herman

Bernard Kouchner, interrogé ce dimanche sur la chaîne Canal+ sur les propos attribués à Nicolas Sarkozy sur le chef du gouvernement espagnol, a affirmé que le chef de l'Etat voulait dire que Jose Luis Zapatero «est» intelligent, dans une tentative d’explication compliquée.

Selon le journal «Libération», Nicolas Sarkozy aurait déclaré que Jose Luis Zapatero n'était «peut-être pas intelligent», au cours d'une conversation sur la suppression de la publicité à la télévision en Espagne à la suite de la France, lors d'un déjeuner avec des parlementaires.

«Oui, c'est comme ça qu'il parle, en effet, il est vivant, il est jeune et vivant, ça fait une différence», a déclaré le ministre des Affaires étrangères au sujet de ces propos, et démentis par l'Elysée. En cherchant à dédouaner le Président, le ministre des Affaires étrangères confirme ainsi qu’il a bien été question du Premier ministre espagnol lors de ce déjeuner.

«C'est une façon de dire : “Il est intelligent”»

«Qu'a-t-il voulu dire ? Il a dit « M. Zapatero vient de supprimer la publicité à la télévision, il n'est peut-être pas intelligent - il parlait de lui (Nicolas Sarkozy, ndlr) en réalité -, mais il l'a fait aussi», a déclaré Bernard Kouchner. «C'est une façon de dire : “Il l'est” (intelligent, ndlr), il a été élu deux fois et il vient de supprimer la publicité à la télévision», a ajouté le ministre au terme d'une démonstration un peu alambiquée.

«Comment voulez-vous que le président de la République ait pu proférer autre-chose, il s'entend merveilleusement avec M. Zapatero», a-t-il ajouté. Quant aux «excuses» présentées samedi par la socialiste Ségolène Royal au nom de la France au chef du gouvernement espagnol, «ce n'est pas l'humour qui la caractérise, Ségolène», a souligné l’ancien socialiste.