Florence Cassez: «Je ne tiens plus»

MEXIQUE Détenue au Mexique depuis plus de trois ans, elle s'est entretenue au téléphone avec les journalistes...

Gilles Durand à Lille, et Emile Josselin

— 

La Commission mexicaine des droits de l'Homme (CNDH) a annoncé dimanche avoir demandé au président Felipe Calderon que le Mexique sorte de la Convention de Strasbourg, pour permettre le rapatriement de Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison, en France où elle purgerait sa peine.
La Commission mexicaine des droits de l'Homme (CNDH) a annoncé dimanche avoir demandé au président Felipe Calderon que le Mexique sorte de la Convention de Strasbourg, pour permettre le rapatriement de Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison, en France où elle purgerait sa peine. — Ho AFP/Archives

Quand l’espoir ne tient qu’à un fil. Celui du téléphone. Florence Cassez et son avocat lillois Franck Berton ont invité la presse vendredi après-midi pour lancer un nouvel appel de détresse. «Je n’en peux plus de pourrir ici!». Cette phrase, Florence Cassez, depuis sa geôle mexicaine, ne cesse de la répéter. Pendant dix minutes, elle n’a rien dit de nouveau sur sa situation et reste silencieuse sur les craintes qui l’assaillent. «L’impression d’être abandonnée» et «la peur de ne pas être transférée en France».

En cause, la commission d’enquête parlementaire qui, au bout de six semaines, n’a toujours pas statué sur le sort de la Française. «Florence a refusé son pourvoi en cassation pour pouvoir être rapatriée dans son pays, vitupère Franck Berton. Si cette convention internationale pour le rapatriement n’est pas appliquée, je vais saisir la cour internationale des droits de l’homme». L’avocat a également signalé qu’il se rendrait au Mexique dans quelques jours. « Même si je ne suis pas le bienvenu là-bas », a-t-il ajouté, sans souhaiter apporter la moindre précision sur les menaces indirectes dont il aurait fait l’objet.

Même tonalité dans les propos de sa cliente. «Je suis persuadée que je dérange et que je dérangerai encore plus si je parle à la presse mexicaine, affirme Florence Cassez. Je suis terrorisée car je ne suis plus en sécurité au Mexique.» Pourquoi ? Nous n’en saurons pas plus.

Ci-dessous l'interview audio de Florence Cassez




Pourquoi vous adresser aujourd'hui aux journalistes?


Qu'attendez-vous de la commission qui doit plancher sur votre rapatriement?


Avez-vous encore confiance en la capacité de Nicolas Sarkozy de vous faire revenir en France?