Retardataires à l'agrégation: les professeurs d'histoire veulent une épreuve spéciale

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Des étudiants en salle d'examen.
Des étudiants en salle d'examen. — M. BUREAU / AFP

Les retardataires ne sont plus seuls. L'association de professeurs d'histoire (APHG) plaide également leur cause. Elle a demandé vendredi la tenue d'une épreuve spéciale pour les candidats retardataires à l'agrégation. Une soixantaine d'entre eux s'était vue refuser l'accès à la salle d'examen au centre d'Arcueil, dans le Val-de-Marne, le 2 avril, en raison de leur retard causé par une panne de la SNCF.
 
Des sujets de secours pour des étudiants sérieux
 
Depuis, les candidats à l'agrégation réclament l'organisation d'une nouvelle session d'examen pour eux. Une demande jusque-là refusée en raison du principe d'égalité vis-à-vis des autres candidats arrivés à l'heure le jour de l'épreuve. Mais leur demande est maintenant soutenue par le corps professoral. «L'APHG demande instamment qu'une solution par une épreuve spéciale au moyen du sujet de secours, soit envisagée dans les plus brefs délais pour ces étudiants sérieux et piégés parce qu'ils habitent la banlieue Nord», a-t-elle indiqué dans un communiqué.
 
«Sans doute les contraintes juridiques sur ces concours sont très fortes», a reconnu l'association. Mais «il apparaît (...) que d'autres centres de la région parisienne aient commencé les épreuves avec un retard correspondant à ces événements et que les sujets n'étaient pas tous distribués au moment de l'arrivée des retardataires», a-t-elle fait valoir.
 
Les candidats retardataires avaient déclaré lundi être prêts à aller devant la justice pour pouvoir repasser les épreuves.