L'usine Toyota d'Onnaing à l'arrêt

SOCIAL Les salariés bloquent depuis jeudi soir la production du site nordiste avec des piquets de grève...

Avec agence

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Des salariés de Toyota protestent contre leur direction devant le site d'Onnaing, près de Valenciennes, le 17 avril 2009.
Des salariés de Toyota protestent contre leur direction devant le site d'Onnaing, près de Valenciennes, le 17 avril 2009. — REUTERS/Pascal Rossignol

La production des Yaris à l'usine Toyota ne bouge pas d’un iota. Les grévistes, qui réclament le paiement à 100 % du chômage partiel, bloquent depuis jeudi soir avec des voitures les quatre accès au site d’Onnaing, près de Valenciennes, qui produit normalement près de 900 Yaris chaque jour.

«Les piquets de grève se sont relayés toute la nuit. Plus rien ne rentre dans l'usine. Toutes les lignes, toutes les machines sont à l'arrêt», a expliqué un délégué CGT du site, Eric Pecqueur. C'est la première fois que la production est ainsi arrêtée, depuis le lancement de l’usine nordiste en 2001.

Le site d'Onnaing a connu des journées de chômage partiel, imposées depuis septembre par la direction, sous l'effet conjugué de l'effondrement du marché automobile et de la grève des salariés de l'équipementier Faurecia à Auchel (Nord) en mars.

«Il n'y a aucune raison qu'on perde de l'argent sur nos salaires d'ouvrier»

«Depuis début 2009, il y a eu deux semaines de chômage partiel qui devrait être impacté sur la paye d'avril, et cela fera entre 200 et 300 euros de perte sur le salaire», a déploré Pecqueur. Selon la direction, qui a confirmé l'arrêt de la production, «une proposition d'accord de fin de conflit avait été acceptée» jeudi soir par les représentants de la CGT et FO «mais a été refusée par une partie des grévistes».

L'accord prévoyait notamment le non-paiement des heures de grève et, pour le chômage partiel, «un étalement des retenues» en mai, juin et juillet, a ajouté la direction. Pas suffisant pour une grande partie des salariés: «Toyota c'est la 5e entreprise la plus riche au monde, il n'y a aucune raison qu'on perde de l'argent sur nos salaires d'ouvrier», a tonné Pecqueur. La direction a engagé une procédure en référé pour obtenir le déblocage du site.