Les pêcheurs vont changer de tactique

Dominique Albertini et Angeline Benoit

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Les pêcheurs du Nord vont trouver autre chose que le blocage des ports de Boulogne, Calais et Dunkerque. Ils en barraient l'entrée depuis mardi pour réclamer une augmentation des quotas européens de pêche à la sole et au cabillaud, déjà presque épuisés. « On va changer notre type d'action », a déclaré hier Bruno Dachicourt, représentant CFTC des chalutiers. Les pêcheurs n'ont pas débloqué l'usine de transformation de fruits de mer qu'ils occupent depuis mardi à Boulogne, et doivent se réunir dès aujourd'hui pour déterminer la suite du mouvement.

Les marins ne sont pas satisfaits du soutien de 4 millions d'euros obtenu dans la nuit de mercredi à jeudi auprès du ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, ainsi que des 50 millions d'euros de prêts. « Ces engagements sont forts, mais pas suffisants », a estimé Bruno Dachicourt, qui demande plus d'aides pour les pêcheurs qui ne sortent pas en mer. Ils contestent aussi la fin de non-recevoir opposée à l'augmentation des quotas. Une solution provisoire pourrait néanmoins être trouvée, indiquait hier Michel Barnier : la France échangerait avec d'autres pays des droits de pêche sur des espèces pour lesquelles elle n'atteindra pas le maximum autorisé, contre des quotas supplémentaires, pour la sole uniquement. W