Les buralistes sont furieux et ils le font savoir

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Ils ont perdu le tirage. Ils veulent garder le grattage. Environ 500 buralistes élus syndicaux, selon la police et les organisateurs, se sont rassemblés devant le siège de la Française des Jeux (FDJ), hier à Boulogne-Billancourt, pour dénoncer le projet de libéralisation du marché des jeux. Ils ont pénétré de force dans les locaux pour réclamer de « véritables négociations », avant d'être délogés par les forces de l'ordre.

En cause, la possibilité pour 131 grandes et moyennes surfaces de vendre des jeux de tirage et de grattage. Les buralistes réclament « un blocage définitif des implantations de points de vente jeux dans les grandes et moyennes surfaces » et « une augmentation de la rémunération de base pour tous les détaillants ». « Nous sommes déterminés à continuer si nous n'avons pas de propositions sérieuses dans les prochains jours », a annoncé le président de la confédération, Pascal Montredon. Selon lui, « d'autres opérations sont en cours de préparation dans les régions ».

D'après un porte-parole de la FDJ, cette ouverture à de nouveaux acteurs ne se fait que dans « les zones où le réseau traditionnel n'est pas présent ». Ce qui devrait permettre à 8 à 10 millions de Français qui ne fréquentent pas les brasseries, mais qui sont intéressés par le Loto ou l'Euro Millions de « reprendre, à terme, le chemin du réseau traditionnel ». ■