Nouvelles plaques minéralogiques: ce qui va changer (ou pas)

AUTOMOBILE Le nouveau système d'immatriculation des voitures entre en vigueur ce mercredi. Petite fiche pratique pour bien comprendre son fonctionnement...

MD (Avec agence)

— 

Yves Nossé, directeur du système d'immatriculation des véhicules et Gérard Gachet, porte-parole de la ministre de l'Intérieur, présentent  les nouvelles plaques d'immatriculation qui entrent en vigueur le 15 avril 2009.
Yves Nossé, directeur du système d'immatriculation des véhicules et Gérard Gachet, porte-parole de la ministre de l'Intérieur, présentent les nouvelles plaques d'immatriculation qui entrent en vigueur le 15 avril 2009. — AFP/PIERRE VERDY
Pour qui?
Le nouveau système d'immatriculation des véhicules (SIV) attribue un numéro à vie aux camions, voitures et motos neufs. Le système sera élargi aux véhicules d'occasion le 15 juin 2009. Les véhicules actuellement en circulation ne changent donc pas de numéro, sauf s’ils sont revendus ou si vous changez d'adresse.

Pourquoi?
Le système a pour objectif de simplifier la gestion des immatriculations, réduire les formalités pour les automobilistes et lutter contre les trafics de véhicules.

>> A quoi ressemble la nouvelle plaque? C'est par ici!

Une plaque pour la vie
Le SIV attribue un numéro «à vie» au véhicule concerné. Les plaques, constituées de trois blocs (deux lettres, trois chiffres, deux lettres) séparés par un tiret, en caractères noirs sur fond blanc exclusivement, comportent, à gauche, la lettre «F» pour France surmontée du logo de l'Union européenne. A droite, figure un numéro de département sous le logo de sa région.

Finis les jeux de mots
Avec le nouveau système, on passe d'une attribution départementale de numéro minéralogique à une attribution nationale. Il ne sera donc plus possible d'obtenir un numéro particulier. La célèbre plaque d'immatriculation «1 PR 75» (PR pour président de la République) qu'arborait la DS du général de Gaulle ou toute autre du même esprit, sont définitivement reléguées au rayon souvenir. Personne ne pourra choisir...

Un département de cœur
L'automobiliste aura, tout de même, la liberté de choisir le département qu'il souhaite afficher sur la plaque de son véhicule, indépendamment de son lieu de résidence. Histoire de tenir compte de celui «avec lequel il ressent les attaches les plus fortes», selon le ministère de l'Intérieur.

Changer d'avis
Autre liberté, si un automobiliste décide, au fil du temps, de supprimer son identifiant départemental ou d'en changer pour un autre, il pourra le faire autant de fois qu'il le souhaite: l'identifiant ne figure ni sur la carte grise ni au fichier national des immatriculations créé en même temps que le SIV.

Finie la queue à la préfecture
Les formalités d'immatriculation seront faites par le concessionnaire vendeur, et non plus par les préfectures. Elles n'auront donc plus de stocks de cartes grises vierges, limitant ainsi considérablement les risques de vol. A l'achat du véhicule, le professionnel se connectera directement au SIV qui délivrera aussitôt le numéro définitif et un «certificat provisoire d'immatriculation» valable un mois. La carte grise parviendra à l'automobiliste en un maximum d'une semaine.


Jamais sans mon département

Qui aurait cru que la modification du système puisse susciter de vives réactions? Pourtant la question de l'identifiant géographique national sur les nouvelles plaques a fait l'objet d'une polémique entre le gouvernement, dont le projet initial stipulait qu'il serait seulement facultatif, et de nombreux élus qui le voulaient obligatoire. Un collectif parlementaire, «jamais sans mon département», s'était constitué pour obtenir de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie qu'elle renonce à cet aspect facultatif. Il avait obtenu gain de cause.


Un peu d'histoire
Ce n'est pas de la première fois que la numérotation est modifiée. Il s'agit, en fait, du quatrième système national d'immatriculation depuis 1901. Tout a commencé en 1893 à Paris qui compte à l'époque 150 véhicules. Un décret oblige alors tout possesseur à arborer un numéro à gros caractères noirs sur son véhicule. Six ans plus tard, viennent s'ajouter au numéro le nom et l'adresse du constructeur, ainsi que le nom du propriétaire. Mais il faut attendre 1901 et les premiers délits de fuite pour que les véritables plaques d'immatriculation à deux chiffres soient créées. Puis, en 1928, devant le succès de l'automobile, la plaque passe à quatre chiffres, avec des lettres attribuées à chaque département. Enfin, c'est en 1950, qu'arrive le système d'immatriculation voué aujourd'hui à disparaître.
En Arabie, ni SEX, ni ASS

L'Arabie saoudite a interdit les plaques minéralogiques où sont inscrites des lettres en arabe dont la combinaison engendre dans l'alphabet romain des mots obscènes, a rapporté dimanche le quotidien Al-Watan. Ainsi les mots sex, ass (cul) nuts (débile) sont bannis des plaques. Les autorités ont publié une liste de neuf combinaisons de trois lettres interdites et ordonné à leurs agents de ne plus renouveler les plaques les comportant. La combinaison «USA» figure, pour des raisons non précisées, en tête des neuf interdits.