Le père de la petite élise retrouve sa fille en Hongrie

Ide Parenty (avec AFP)

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Le soulagement. Depuis son enlèvement le 20 mars dernier à Arles (Bouches-du-Rhône), la petite Elise, 3 ans et demi, restait introuvable. Dimanche, Irina Belenkaya, sa mère russe, qui tentait de traverser la frontière entre l'Ukraine et la Hongrie avec elle, a été arrêtée. Elise a été placée dans un foyer français où son père, Jean-Michel André, est venu la récupérer hier. « Elle m'a reconnu tout de suite », a-t-il déclaré alors qu'il parlait au téléphone à son avocat Me Victor Gioia avant d'ajouter : « Elle récupère vraiment vite, elle était extrêmement confuse. » « Je suis fatiguée, papa », aurait déclaré la fillette à ses côtés.

Les parents d'Elise, en instance de divorce, se disputent depuis 2007 l'enfant née le 2 novembre 2005 à Moscou. Irina Belenkaya et Jean-Michel André ont obtenu, chacun dans leur pays respectif, sa garde et sont poursuivis par la justice, pour la mère en France, et pour le père en Russie. Depuis un mois, plusieurs informations avaient fait état de la présence de la mère et de sa fille en Russie, mais aucune n'avait été confirmée par le gouvernement français. Le père, qui affirmait avoir reconnu sa femme lors de l'enlèvement, craignait que son ex-femme ne réussisse à rejoindre son pays. Le parquet russe avait, en effet, déclaré le 25 mars qu'elle ne serait pas extradée si elle y était localisée.

L'arrestation d'Irina Belenkaya met fin à des recherches exceptionnelles mises en oeuvre dès la disparition de la fillette. Le plan français Alerte enlèvement, qui prévoit une mobilisation des forces de police et des médias, avait été immédiatement déclenché, et un avis de recherche d'Interpol lancé. Le cas d'Elise fait partie de quelque 50 dossiers de séparation conflictuelle que Paris et Moscou gèrent annuellement et au cas par cas, en l'absence d'accord bilatéral. ■