Un forcené abat deux personnes dans le Nord

FAITS DIVERS Il a été interpellé par le GIPN...

David Carzon et à Lille, Vincent Vantighem

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Un périmètre de sécurité installé, le 13 avril 2009, à Douchy-les-Mines, dans le Nord. Un forcené a abattu deux personnes avant de se rendre au GIPN.
Un périmètre de sécurité installé, le 13 avril 2009, à Douchy-les-Mines, dans le Nord. Un forcené a abattu deux personnes avant de se rendre au GIPN. — O. TOURON / 20 MINUTES

Un forcené retranché dans son logement a fait deux morts, lundi à Douchy-les-Mines, près de Valenciennes, avant de se rendre aux forces de l'ordre. Pour une raison encore inconnue, cet ancien chauffeur routier de 63 ans, marié et père de trois enfants, a fait feu sur un couple d'une vingtaine d'années qui se trouvait devant le seuil de sa maison. L'homme étant retranché dans son logement avec son arme, les pompiers ont dû attendre l'arrivée du groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) pour pouvoir secourir les victimes. Un périmètre de sécurité a été mis en place autour de la cité de maisons à un étage, et la rue a été coupée à la circulation. Un hélicoptère du Samu s'est également rendu sur les lieux, mais les victimes étaient déjà décédées.

«Il s'amusait à tirer en l'air»

Au bout de deux heures et demie et après discussion par téléphone avec le négociateur du GIPN, le forcené s'est rendu en sortant les bras en l'air. Il n'a pas opposé de résistance aux forces d'intervention qui avaient pris position dans le champ autour de la maison. Dans un premier temps, il aurait menacé de se suicider. L'homme a été aussitôt emmené par les policiers pour être entendu.

Lundi soir, on ne connaissait pas les raisons de ce drame, mais les autorités privilégiaient la querelle de voisinage. Le suspect aurait dit vouloir s'expliquer uniquement devant le juge d'instruction. Les deux victimes auraient des liens de parenté avec des voisins du forcené. Sur place, certains d'entre eux, qui ont entendu «plusieurs détonations sans trop savoir ce qui se passait», ne semblaient guère surpris par le drame. «Quand il faisait des crises de démence, il s'amusait à tirer en l'air avec son fusil en se prenant pour Rambo», expliquait un riverain, évoquant des bagarres et des violences dues à l'alcool. Le SRPJ de Lille a été saisi de l'enquête.