Le gouvernement ne coupe pas aux critiques sur le découpage

— 

Les premiers éléments qui ont filtré du projet de redécoupage électoral ont provoqué la colère de l'opposition qui accuse le gouvernement de « tripatouillage ». Une première version propose de supprimer 33 circonscriptions dont 18 actuellement détenues par la gauche et 15 par la droite. « On a l'impression que la droite est en train de chercher à sanctuariser 200 à 250 circonscriptions pour elle avec l'intention de rendre extrêmement difficile l'alternance », a déclaré Pierre Moscovici (PS) lors du « Grand rendez-vous » Europe 1/Le Parisien/TV5Monde.

Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux Collectivités locales chargé du découpage électoral, s'est défendu de telles intentions. Pour lui, ce n'est pas le gouvernement qui désire supprimer des circonscriptions, mais la loi en fonction des résultats des recensements de la population. Mais ce n'est pas la seule accusation à laquelle il doit faire face. Ainsi, Roger-Gérard Schwartzenberg, président d'honneur du PRG, a déploré une absence d'impartialité d'Alain Marleix, observant que ce dernier a été « de 2005 à 2008 secrétaire national aux élections à l'UMP et a même cumulé ces deux fonctions de mars à octobre 2008, alors même qu'il était chargé du découpage électoral ». Alain Marleix a assuré faire un « travail républicain » qui sera soumis à une commission de contrôle. ■ D. C.