Les 4 ex-otages sont arrivés en France

TANIT A bord d'un avion affrété par le ministère de la Défense...

ND avec agence

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Le voilier français Tanit est aux mains de pirates, au large de la Somalie, début avril 2009.
Le voilier français Tanit est aux mains de pirates, au large de la Somalie, début avril 2009. — REUTERS/Marine Nationale

Un Falcon s'est posé à Villacoublay à 16h55, transportant les quatre ex-otages français du Tanit deux jours après leur libération lors d'une opération militaire française au large de la Somalie qui s'est soldée par la mort du skipper du voilier.

Chloé Lemaçon et son fils Colin, 3 ans, ainsi qu'un couple d'amis les ayant rejoint au cours de leur périple maritime, doivent être accueillis par le ministre de la Défense Hervé Morin. On ignore encore si le corps du skipper , Florent Lemaçon, tué au cours de l'opération de libération, se trouve à bord de l'avion.


Une «enquête judiciaire et une autopsie»

Parti de Vannes fin juillet 2008, leur voilier avait été capturé le 4 avril dans le golfe d'Aden, à environ 640 km au large de Ras Hafun, dans la région autonome autoproclamée du Puntland (Nord-Est de la Somalie). Ils ont été libérés vendredi lors d'une opération menée à 15h30 heure de Paris par huit Commandos Marine. Avant l'assaut, deux des cinq pirates ont été tués sur le pont du Tanit depuis une frégate française, selon le ministère français de la Défense. Les trois autres, dont l'un s'était jeté à l'eau, ont été capturés.

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Le propriétaire du voilier et père de l'enfant, Florent Lemaçon, 28 ans, a été tué au cours d'un échange de tirs entre les militaires français. Selon des indications données par la Défense, Florent Lemaçon protégeait sa femme et son fils avec un matelas. Samedi, le ministre de la Défense, Hervé Morin, qui n'a pas exclu que Florent Lemaçon ait été tué par «un tir français», a expliqué qu'une «enquête judiciaire et une autopsie» permettront de déterminer l'origine du tir mortel.

A leur arrivée à l'aéroport de Villacoublay, la presse devrait être tenue à l'écart et ne pas pouvoir approcher les ex-otages.