Les candidats à l'agreg' «scandalisés» par le refus de l'Education nationale

CONCOURS Pour le ministère la seule solution serait de faire repasser le concours aux 7.500 candidats français, et il s'y refuse...

A.P.-V. (avec agence)

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Le ministère de l’Education a fait étudier la question par la direction des affaires juridiques: existe-t-il une solution pour offrir une chance aux candidats empêchés de passer leur agrégation à cause d’un problème de transport ? Sa conclusion: la seule possibilité pour «préserver le principe d’égalité devant le concours à la fonction publique» serait de faire repasser l’épreuve à l’ensemble des 7.500 candidats français. L’idée d’une solution exceptionnelle à cette situation exceptionnelle, suggérée par la Société des agrégés, n’a pas été retenue.

Contacté par 20minutes.fr, le ministère de l’Education a simplement déclaré: «C’est un concours très important au niveau national, il peut y avoir de petits incidents comme ça.»

«Une attitude méprisante»

«Nous sommes scandalisés d’avoir appris la décision du ministère par voie de presse.» Laurent Zimmermann, porte-parole du collectif des candidats bloqués par la panne de la gare du Nord, est sous le choc. «Nous n’avons pas reçu le moindre message, nous avons appris l’annonce par l’AFP. Il y a une double attitude: d’un côté, compréhensive et compassionnelle, adressée aux médias, et de l’autre, une attitude distante voire méprisante.»

Laurent Zimmermann était arrivé au centre d’examen d’Arcueil à 9h02, pour trouver les portes fermées. Il risque très fortement, ainsi qu’au moins 60 autres candidats souvent originaires de Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise, de voir une année entière de travail s’envoler, car les programmes changent tous les ans. «Certains ne retrouveront pas forcément de solution financière pour pouvoir préparer ce concours une nouvelle année», conclut-il, dépité.