Quatre jours après le séisme meurtrier, funérailles nationales à l'Aquila

DRAME Le tremblement de terre a coûté la vie à 281 personnes dans les Abruzzes...

Avec agence

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Un secouriste inspecte l'église Duomo après le séisme qui a détruit une partie de  la ville d'Aquila, Italie, le 8 avril 2009.

>> Les images du tremblement de terre aux Abruzzes ici >>
Un secouriste inspecte l'église Duomo après le séisme qui a détruit une partie de  la ville d'Aquila, Italie, le 8 avril 2009. >> Les images du tremblement de terre aux Abruzzes ici >> — A. GAROFALO / REUTERS

Près de 200 cercueils seront alignés ce vendredi matin sur un terrain d'entraînement d'une école de police à partir de 11 heures et plus de 1.600 proches des victimes y assisteront. Les fouilles dans les décombres vont elles bientôt prendre fin. «Les recherches sont pratiquement terminées», a déclaré jeudi Luca Spoletini, porte-parole de la Protection civile.

Jeudi, l'action des secours a encore été gênée par plusieurs violentes répliques, qui ont endommagé un peu plus des bâtiments fragilisés par les secousses précédentes et ont semé l'effroi parmi les 17.000 personnes relogées temporairement sous de grandes tentes bleues. Des milliers d'autres sans-abri ont été installés dans des hôtels ou dorment chez des proches. Ce séisme est le pire qu'ait connu l'Italie depuis 1980.

Le président du Conseil, Silvio Berlusconi, a estimé que l'Aquila était une «ville fantôme» et que la reconstruction coûterait des milliards d'euros. Il sera présent à la cérémonie des funérailles. La messe sera célébrée par le cardinal Tarcisio Bertone, deuxième plus haut prélat du Vatican.

«Il faut que les gens fassent un examen de conscience»

Ces funérailles ont nécessité une dispense spéciale parce que d'ordinaire, on ne célèbre pas de messe le jour du Vendredi Saint. Le pape Benoît XVI a fait savoir qu'il se rendrait prochainement dans les Abruzzes. Des rites funéraires musulmans seront également rendus pour six victimes.

Outre les 281 morts, on dénombre un millier de blessés, dont une centaine toujours dans un état grave. On compte trente disparus, 28.000 personnes ont perdu leur maison. Le président italien, Giorgio Napolitano, s'est rendu jeudi pour la première fois dans la zone touchée.

Devant la presse, il a pointé la responsabilité de ceux qui n'ont pas respecté les normes antisismiques sur les chantiers de construction de la région. «Nul n'est exempt de responsabilités», a-t-il dit aux journalistes à L'Aquila. «Nombre de personnes ont participé à la construction des bâtiments qui se sont effondrés. Il faut que les gens fassent un examen de conscience.»