Universités: des manifestants peu nombreux mais déterminés à Paris et en province

EDUCATION Le mot d'ordre pour cette nouvelle mobilisation «tous unis» contre la réforme...

MD (Avec agence)

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Des étudiants de la Sorbonne construisent une barricade symbolique place Saint-Michel à Paris pour protester contre la réforme des Universités, le 8 avril 2009.
Des étudiants de la Sorbonne construisent une barricade symbolique place Saint-Michel à Paris pour protester contre la réforme des Universités, le 8 avril 2009. — C. PLATIAU / REUTERS

Les universitaires à nouveau dans la rue. Moins nombreux que les fois précédentes, des enseignants-chercheurs, des étudiants et des chercheurs, ont défilé dans les rues contre les réformes dans l'enseignement supérieur, à Paris et en province.

A Paris, entre 2.800 personnes, selon la police, et environ 10.000 selon le Snesup-FSU, ont manifesté de Denfert-Rochereau aux Invalides, derrière une banderole proclamant «Ensemble de la maternelle à l'enseignement supérieur et la recherche, pour la défense du service public.» Des étudiants brandissaient un étendard sur lequel on pouvait lire: «République! On tue ton école, ton université et ta recherche!».

«Le gouvernement a choisi de jouer le pourrissement»

«C'est une mobilisation avec des hauts et des bas, mais qui est toujours là. Sa permanence est significative», a déclaré le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri. «J'ai le sentiment que le gouvernement a choisi de jouer le pourrissement en dramatisant la question des examens», a-t-il déploré, estimant que «pour les examens, il y a encore de la marge». «Une des manières de sortir de la crise serait d'ouvrir une négociation globale sur l'ensemble des revendications», a-t-il encore ajouté.

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Isabelle This Saint-Jean, présidente du collectif «Sauvons la recherche», a estimé, quant à elle, que «la détermination était toujours aussi forte, car les avancées sont insuffisantes». Selon Jean-Baptiste Prévost, président de l'Unef, «la mobilisation se maintient à un niveau élevé, preuve de la détermination des étudiants».

Le mouvement suivi timidement en province

A Marseille, de 150 à 200 étudiants ont manifesté, de sources concordantes. A Rennes et Poitiers, ils étaient une centaine d'étudiants à défiler, selon la police. A Orléans, un peu plus d'une centaine d'étudiants se sont rassemblés pour faire une «ronde des obstinés» sur une place du centre-ville, selon la police. L'université Aix-Marseille I est toujours bloquée partiellement. A Rennes II, où une AG a voté le blocage jusqu'à jeudi, la situation était assez confuse, avec certains cours dispensés et quelques bâtiments bloqués par des étudiants, sur un campus très déserté. Il s'agit de la dixième journée de manifestations, à la dixième semaine de mobilisation des universitaires contre les réformes gouvernementales.