une centaine d'écoles à surveiller

— 

Les lycées sont loin d'être des moulins à vent, et les intrusions sont rares. Mais en visite au lycée de Gagny (Seine-Saint-Denis) mi-mars, une semaine après l'irruption violente d'une bande de jeunes cagoulés, le président Nicolas Sarkozy a voulu que soient identifiés les établissements scolaires - entre 100 et 200 - les plus touchés par les intrusions, a fortiori violentes.

La liste, non nominative, doit être rendue publique aujourd'hui. Les établissements aux murs et barrières jugées poreuses, « parfois pour des raisons architecturales », devraient se voir affecter des policiers ou gendarmes référents, lesquels existent en réalité déjà : environ mille agents sont joignables rapidement par le chef d'établissement en cas de problème à l'école. En outre le président avait souhaité que l'intrusion devienne un délit. Ce qu'elle est déjà depuis 1996. L'art de l'effet d'annonce ? ■ Laure de Charette