Les cadres et ingénieurs de Renault font un geste de solidarité

SOCIAL Ils abandonnent jusqu'à 8 jours de RTT pour que les salariés contraints au chômage partiel soient indemnisés à 100%...

Avec agence

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L'activité de l'usine Renault de Douai (Nord) était perturbée jeudi en raison d'une grève suivie, par 15% des salariés selon la direction et 60% des salariés selon la CGT, qui réclame une hausse des salaires et de la prime d'intéressement.
L'activité de l'usine Renault de Douai (Nord) était perturbée jeudi en raison d'une grève suivie, par 15% des salariés selon la direction et 60% des salariés selon la CGT, qui réclame une hausse des salaires et de la prime d'intéressement. — Philippe Huguen AFP

Quatre syndicats de Renault, la CFE-CGC, la CFDT, FO et la CFTC ont signé un «contrat social de crise» qui prévoit l'indemnisation du chômage partiel à hauteur de 100% du salaire net, a-t-on appris samedi auprès de la direction du constructeur automobile.

L'accord, qui s'appliquera à partir du 1er avril aux 40.000 salariés de la maison-mère, a été rendu possible grâce au geste des cadres et ingénieurs qui devront abonder un fonds par des jours de RTT.

La CGT consulte

La CGT, premier syndicat du constructeur automobile, «consulte ses adhérents» pour une éventuelle signature, avait indiqué mardi son délégué Fabien Gâche.

Pour la CFE-CGC, «la solidarité inter-statut a été l’élément moteur qui, par l’abandon de 8 jours maximum de RTT en 2009 par les cadres et les techniciens, permettront de payer le chômage partiel des autres catégories».

Les efforts des salariés

La CFDT, qui souhaite élargir cet accord aux filiales du groupe, a estimé que «les efforts consentis par les salariés de Renault mettent l’entreprise en situation de résistance face à la crise».

Le directeur général délégué de Renault, Patrick Pelata, a confirmé mercredi l'intention du groupe de continuer à réduire sa masse salariale grâce à un recours accru au temps partiel, dans le cadre de cet accord. Renault espère ainsi dégager des économies supplémentaires de 10% sur la masse salariale par rapport au plan de départs volontaires annoncé en juillet.

Dans le cadre de ce plan, les effectifs seront réduits de 9.000 personnes cette année, dont environ la moitié en France, passant de 129.000 à 120.000 salariés.