Laurence Parisot répond au gouvernement: il faut «savoir raison garder»

ECONOMIE Alors que les scandales sur la rémunération des grands patrons s'accumulent et qu'Henri Guaino lui met la pression, elle sort le bouclier verbal...

Avec agence

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La présidente du Medef Laurence Parisot participe au Forum Education-Entreprise le 17 mars 2009 à Paris. Laurence Parisot a douté de l'utilité de la journée d'action organisée le 19 mars 2009 par les syndicats pour exiger un changement de cap politique et économique, coûteuse selon elle pour l'économie française et empreinte de "démagogie". AFP PHOTO ERIC PIERMONT
La présidente du Medef Laurence Parisot participe au Forum Education-Entreprise le 17 mars 2009 à Paris. Laurence Parisot a douté de l'utilité de la journée d'action organisée le 19 mars 2009 par les syndicats pour exiger un changement de cap politique et économique, coûteuse selon elle pour l'économie française et empreinte de "démagogie". AFP PHOTO ERIC PIERMONT — Eric Piermont AFP/Archives

«Je crois qu'il faut faire attention en ce moment à ne pas aller de rodomontade en fanfaronnade. C'est comme ça que la sauce peut monter très vite, alors qu'il me semble très important aujourd'hui, premièrement de savoir raison garder, deuxièmement d'avoir une ligne directrice claire», a affirmé Laurence Parisot sur France 2, interrogée sur l'«ultimatum» du gouvernement au Medef sur l'encadrement plus stricte de la rémunération des patrons.

Le conseiller spécial de l'Elysée, Henri Guaino, a rappelé mercredi que le patronat devait faire des propositions sur la rémunération des dirigeants avant le 31 mars, précisant que ce n'était «pas une invitation» du gouvernement, mais «un ultimatum», faute de quoi il légiférerait.

Elle ne s'oppose pas à une loi sur le sujet

«Je ne rejette pas» cet ultimatum, a expliqué Parisot, précisant qu'elle avait écrit dans la journée à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et au ministre de l'Emploi, Brice Hortefeux, pour dire «à quel point ils avaient raison d'être préoccupés» par les récentes affaires de bonus qui ont suscité la polémique.

Elle a répété qu'elle ne «s'opposait pas à une loi» en matière de rémunération des dirigeants, même si «l'autorégulation peut apporter beaucoup, peut-être même plus que des lois». Une loi qui reste de toute façon très hypothétique, vu la tiédeur du président Sarkozy sur ce sujet.