David Martinon, accusé de rouler en Jaguar avec chauffeur, s'explique

MEDIAS Dans un message diffusé à ses amis via Facebook, le consul à Los Angeles dément les propos qui lui sont attribués par «Le Point»...

Maud Descamps

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La Jaguar de david Martinon, consul à Los Angeles
La Jaguar de david Martinon, consul à Los Angeles — DR

Le 18 mars dernier, «Le Point» publiait un article sur David Martinon, consul général de France à Los Angeles, et sa voiture de fonction. «C’est dans une superbe Jaguar noire avec chauffeur que l’ancien porte-parole de l’Elysée se déplace», expliquait l'article, à l’occasion de la visite en Californie d’Eric Besson, ministre de l’Immigration. «Le magazine Le Point daté du 18 mars 2009 comporte un article non signé particulièrement calomnieux à mon égard. J’en suis profondément choqué et je ne peux pas accepter de laisser passer une telle ignominie», répond l'ancien porte-parole de l'Elysée, dans un message posté à ses «amis» sur Facebook. L'article du «Point» n'était plus disponible sous sa première forme mercredi matin, mais transformé en diaporama.

David Martinon explique que lors de sa prise de fonctions, le 15 août 2008, «le véhicule de fonction du consulat général était effectivement une Jaguar». Un véhicule avait été pris en location pour deux ans, précise-t-il. Lors de son arrivée au consulat David Martinon aurait souhaité rompre le contrat de location, «conscient du risque de polémique». Mais la rupture du contrat aurait été plus coûteuse que le maintien du contrat jusqu’à son terme, selon le consul. «Le coût qu’aurait dû supporter le budget du consulat général aurait été de 6800 dollars, c’est-à-dire 425 dollars de pénalités mensuelles multipliées par 16 mois, c’est-à-dire le temps qui restait avant l’échéance du contrat», explique-t-il.

«Je n'ai jamais tenu de tels propos»

L'article du Point affirme que le consul avait déclaré, pour se justifier: «au pays des stars, il faut se mettre à leur niveau». «Je n’ai évidemment jamais tenu des propos aussi stupides et injurieux pour les compagnies françaises d’automobiles», répond l'intéressé, «alors que le monde et notre pays traversent une crise économique sans précédent et que les compagnies françaises sont dans une situation très difficile, un tel propos ne peut que susciter l’exaspération».

Dans son message sur Facebook, le consul de France à Los Angeles conclut en expliquant qu'aucun journaliste du Point n'était présent lors de la visite d'Eric Besson. «Cet article est une injure, un outrage, une atteinte à mon honneur et à ma probité», souligne-t-il.