La réforme du travail législatif adoptée malgré le boycott des députés de gauche

ASSEMBLEE NATIONALE Comme annoncé, les socialistes ont quitté l'hémicycle au moment du vote, suivis par les Verts et les communistes...

J.M. avec agence

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Les députés poursuivent lundi l'examen du projet de loi sur la réforme des institutions, à l'issue encore incertaine.
Les députés poursuivent lundi l'examen du projet de loi sur la réforme des institutions, à l'issue encore incertaine. — Patrick Kovarik AFP/Archives

Le Parlement a définitivement adopté, mardi soir, la réforme du travail législatif qui met en place un «temps global» programmé des débats. Le texte a été approuvé par l'UMP et le Nouveau Centre après un ultime vote de l'Assemblée, boycotté par le PS et le groupe communiste.

>>> Les moments forts de la réforme du travail législatif à l'Assemblée, c'est par ici.

Comme annoncé, les députés du groupe socialiste ont quitté l'hémicycle avant le vote du texte pour protester, selon eux, contre une «parodie de discussion». Ils ont ensuite été imités par le groupe GDR (PCF et Verts). «Ce sont ceux qui sont là, ce sont ceux qui ont voté ce texte qui ont participé au renouveau de la démocratie en France», a rétorqué Roger Karoutchi à l'issue du vote.

Le projet de loi organique met notamment en place un «temps global» programmé par avance pour les débats, ce que conteste le PS qui y voit un «temps guillotine». En première lecture, l'examen de cette disposition avait créé un vif incident, le PS ayant quitté l'hémicycle après avoir chanté la Marseillaise au pied de la tribune puis boycotté la fin du débat et le vote.