Polémique sur les préservatifs: Marine Le Pen défend Benoît XVI

RELIGION Pour la vice-présidente du Front national, l'église est là pour «fixer la règle»...

MD (Avec agence)

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La vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, a estimé mardi que Nicolas Sarkozy était allé "exactement à l'inverse de ce qu'attendaient ses électeurs" pendant sa première année de mandat.
La vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, a estimé mardi que Nicolas Sarkozy était allé "exactement à l'inverse de ce qu'attendaient ses électeurs" pendant sa première année de mandat. — Philippe Huguen AFP

Encore une fois, elle ne mâche pas ses mots. Marine Le Pen, vice-présidente du Front national (FN), s'est dite mardi «scandalisée de la haine exprimée à l'égard du pape» après ses propos sur le préservatif et le sida. Ce dernier a affirmé, lors de sa tournée en Afrique que l'utilisation de préservatifs «aggrave le problème» du sida.

L'église exprime «l'idéal»

«Le pape c'est le pape. L'Eglise catholique exprime l'idéal de l'abstinence, l'idéal de la fidélité. Elle est là pour fixer la règle», a-t-elle déclaré sur LCI. Elle s'est insurgée notamment contre «le président d'Act-Up, qui l'agresse, qui quasiment l'insulte grassement». «S'il veut devenir pape, mon dieu, il a qu'à postuler», a-t-elle lancé.

«J'aimerais bien d'ailleurs que les militants d'Act-Up, plutôt que de venir s'allonger et faire de la provocation devant Notre-Dame, aillent peut-être devant quelques mosquées pour plaider contre la lapidation. Mais ça, il faut avoir un petit peu plus de courage», a-t-elle affirmé.

Des militants de l'association de lutte contre le sida Act-Up avaient dénoncé dimanche les propos du pape Benoît XVI sur le préservatif et le sida en s'allongeant sur le parvis de Notre-Dame, à Paris, où ils ont été pris à partie par de jeunes catholiques.