Le directeur de 3M libéré

PITHIVIERS Les négociations sur les modalités de départ des employés reprendront jeudi...

J.M. avec agence

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Luc Rousselet, le cadre du laboratoire pharmaceutique 3M retenu dans un bureau de l'usine de Pithiviers (Loiret) depuis mardi après-midi, a été libéré mercredi soir par les grévistes.
Luc Rousselet, le cadre du laboratoire pharmaceutique 3M retenu dans un bureau de l'usine de Pithiviers (Loiret) depuis mardi après-midi, a été libéré mercredi soir par les grévistes. — Alain Jocard AFP

Luc Rousselet, le cadre-dirigeant du laboratoire pharmaceutique 3M retenu dans un bureau de l'usine de Pithiviers (Loiret) depuis mardi après-midi, a été libéré mercredi soir par les grévistes.

 

A 00H30, à l'issue de plusieurs heures de négociations entre les délégués syndicaux de l'usine 3M-Santé et les représentants de 3M France, en présence d'un médiateur désigné par la sous-préfecture de Pithiviers, le dirigeant a pu quitter, sans encombres mais sous les huées de quelques grévistes, le bureau dans lequel il s'était réfugié mardi après-midi.

 

Les représentants syndicaux ont pris la parole pour indiquer qu'un protocole d'accord avait été signé avec la direction de 3M-France, aux termes duquel les négociations allaient reprendre dès jeudi matin.


«Pas d'agressivité»

Organisés, se relayant toutes les quatre heures par groupe de vingt, les salariés voulaient  voir aboutir «les négociations actuellement en cours». «Nous demandons une renégociation des indemnités de départ, une prime de transfert, un congé de mobilité de 24 mois», avait expliqué à la presse Jean-François Caparros, délégué syndical FO plus tôt. «Tout le monde est très motivé. Cette action est notre seule monnaie d'échange. Mais il n'y a pas d'agressivité».

«Un gâchis»

L'usine 3M, spécialisée dans la chimie fine et la production de médicaments, emploie 235 salariés. Mais la direction a annoncé en décembre 2008 la suppression de 110 postes et le transfert de 40 dans une société qui doit s'implanter à Pithiviers, courant 2009.

La direction a justifié cette décision par «une baisse constante de la demande de ses clients qui entraîne une surcapacité de production». Mais pour le délégué syndical, «c'est un gâchis. 3M se porte bien, fait des bénéfices. La direction est responsable de cette situation.»