Outre-mer: Elie Domota ne participera peut-être pas aux états généraux

NEGOCIATIONS Le leader du LKP estime que les «thèmes choisis ne correspondent en rien aux revendications posées» par la grève générale...

MD avec agence

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Le parquet de Pointe-à-Pitre a annoncé samedi l'ouverture d'une enquête judiciaire, notamment pour provocation à la haine raciale et tentative d'extorsion de signature, après des déclarations du leader du "collectif contre l'exploitation" LKP, Elie Domota.
Le parquet de Pointe-à-Pitre a annoncé samedi l'ouverture d'une enquête judiciaire, notamment pour provocation à la haine raciale et tentative d'extorsion de signature, après des déclarations du leader du "collectif contre l'exploitation" LKP, Elie Domota. — Julien Tack AFP

Le bras de fer continue. Le porte-parole du LKP, Elie Domota, laisse planer le doute sur sa participation aux états généraux de l'Outre-mer. Les discussions doivent commencer début avril pour résoudre la crise des départements ultramarins. Mais le syndicaliste estime que les «thèmes choisis ne correspondent en rien aux revendications posées» par la grève générale qui a paralysé la Guadeloupe pendant 44 jours.
 
«Nous ne savons pas à quoi servent les états généraux. S’il s’agit une fois de plus de prendre les mêmes avec costume et cravate et de les mettre dans un bureau pour décider en quelques semaines de notre avenir à vingt ou vingt-cinq ans, ce n’est pas la peine», a-t-il déclaré dans un entretien au journal «Le Monde» daté du 24 mars. «Qu’on nous fournisse une explication claire et on donnera une réponse.»
 
«On est dans une tradition bien française. On ne répond pas aux questions»

Selon le leader du «collectif contre l'exploitation», «la question, ce n’est pas la formation des prix, mais le monopole et l’abus de position qu’exercent un certain nombre de familles depuis des décennies», explique-t-il. Des thèmes qui ne figurent pas au menu des états généraux.
 
Le syndicaliste reproche également au gouvernement de vouloir «noyer» les problèmes en créant «une commission». «Les Guadeloupéens posent le problème de la ségrégation sociale et le gouvernement leur répond évolution statutaire. (…) Face au racisme à l’embauche, il propose une réunion sur le dialogue social. (…) On est dans une tradition bien française. On ne répond pas aux questions», insiste Elie Domota.
 
La tenue des états généraux dans chaque territoire d’Outre-mer avait été annoncée par Nicolas Sarkozy en février. Le chef de l'Etat devrait se rendre aux Antilles à la fin du mois d'avril. Une synthèse des travaux sera réalisée à Paris fin mai ou début juin.