Martin Hirsch veut consacrer 1,5 milliard d'euros à l'embauche des jeunes

EMPLOI Le Haut commissaire à la Jeunesse propose de participer à 100.000 contrats en alternance...

J.M. avec agence

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Le gouvernement a lancé lundi autour de Martin Hirsch une concertation devant déboucher en juillet sur la présentation d'une politique globale de la jeunesse, qui a fait défaut jusqu'ici et qui devra répondre au vif malaise économique et social des 16-25 ans.
Le gouvernement a lancé lundi autour de Martin Hirsch une concertation devant déboucher en juillet sur la présentation d'une politique globale de la jeunesse, qui a fait défaut jusqu'ici et qui devra répondre au vif malaise économique et social des 16-25 ans. — Cyril Folliot AFP/Archives

Le Haut commissaire à la Jeunesse Martin Hirsch a proposé dimanche que l'Etat dépense 1,5 milliard d'euros pour l'embauche par les entreprises de 100.000 jeunes en contrats en alternance pendant deux ans, avant de se rembourser par baisse «minime» des allègements de cotisations.

Détaillant devant le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI les mesures qu'il compte présenter mardi à la commission de concertation jeunesse, il a «proposé que les entreprises embauchent toute de suite» et que «pendant deux ans on (les pouvoirs publics, ndlr) paye la prise en charge plus grande du salaire».

Le Medef n'est «pas très chaud»


En contrepartie le Haut commissaire à la Jeunesse a proposé de réduire de 1% «les cinq années suivantes» les «30 milliards d'euros d'allègement de charges» donnés chaque année par l'Etat aux employeurs. «Cela rembourse le milliard et demi», selon lui, même si «c'est un remboursement minime» revenant à renchérir de 5 centimes l'heure de travail.

Précisant que le Medef n'était «pas très chaud», il a pour sa part estimé que c'était «la meilleure formule pour tout le monde» car «il y a aujourd'hui 200.000 jeunes supplémentaires sur le carreau dont beaucoup sont formés et ont envie de travailler» et «de l'autre des entreprises qui n'ont pas les moyens d'embaucher des jeunes aujourd'hui, mais dont la survie dépendra d'avoir des jeunes formés avec une première expérience d'ici deux ou trois ans».