Le PS se pose en défenseur des libertés

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Lors de la journée « Printemps des libertés » organisée par le PS au Zénith hier, Martine Aubry, première secrétaire du parti, a fustigé des atteintes aux libertés qui « ne régleront ni le problème de la crise sociale, ni le problème de la sécurité ». Cette initiative intervient dans le cadre de la campagne du Parti socialiste pour la défense des libertés, attaquées, selon lui, par Nicolas Sarkozy. Le PS a publié il y a deux semaines un livre noir dénonçant, en 89 chapitres, « les atteintes aux libertés publiques ».

Voix divergente au sein du parti, Manuel Valls voit dans ce réquisitoire « un danger de l'anti-sarkozysme obsessionnel ». Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale, a répondu que « la droite en France a souvent l'habitude, lorsqu'il y a une crise sociale, de mettre en place une législation de répression sociale, ce qui a été le cas au moment du deuxième choc pétrolier, dans les années 1980. Aujourd'hui, il y a aussi l'étouffement des contre-pouvoirs et la mise en cause d'une société de surveillance. » ■