À Nantes, des débats, mais peu de propositions

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C'est une frange un peu plus optimiste des 15-30 ans qui se réunissait, en fin de semaine dernière à Nantes, pour le colloque Jeunesses en régions. De ces deux jours de débats, peu d'avancées concrètes sont ressorties. Le président (PS) du conseil régional des Pays de la Loire, Jacques Auxiette, y a simplement annoncé que des régions allaient, à titre expérimental, se porter caution solidaire pour le logement des jeunes. Et a réclamé pour eux, au passage, la création d'une « allocation d'autonomie ».

Dans les travées de la cité des congrès nantaise, ce n'est pas la foule des grands jours. A la table ronde « Premier emploi, emploi durable des jeunes », une petite cinquantaine de personnes sont éparpillées dans un amphi de 450 places. « Il est bien de montrer que la jeunesse ne fait pas que contester, qu'elle sait aussi proposer et envisager son avenir de façon plutôt optimiste », tente de positiver un conseiller technique régional à l'éducation. « On a ici la possibilité de faire émerger des idées qui sont importantes pour nous », acquiesce un bénévole de 23 ans d'un mouvement d'éducation populaire. Même « positive attitude » pour Mathilde, 24 ans, membre du conseil régional de la jeunesse (CRJ) de Bretagne. « Avec ces débats, on peut comparer nos actions avec les autres CRJ de France et échanger avec les associations », souligne la jeune femme, qui regrette simplement « l'absence d'un représentant du gouvernement ».

Tout le monde n'est toutefois pas sur la même longueur d'ondes. « Nous voulions du concret, avoir des réponses sur notre avenir, expliquent, un peu déçus, deux lycéens du coin. Or il faut avouer que les débats sont nombreux, on parle beaucoup, mais les propositions tangibles sont rares. » ■ Alexandre Nouhaud