Des kangourous en vadrouille près de Carcassonne

FAIT DIVERS Quinze kangourous se sont échappés samedi de leurs enclos, situés dans un parc à thème sur l'Australie, provoquant la mobilisation de pompiers, policiers et gendarmes pour les récupérer et éviter un accident, selon l'exploitante du parc.

avec agence

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Des scientifiques australiens essaient de transplanter une bactérie propre aux kangourous dans l'estomac des moutons et des bovins afin que leurs flatulences ne contiennent plus de méthane, qui favorise le réchauffement climatique.
Des scientifiques australiens essaient de transplanter une bactérie propre aux kangourous dans l'estomac des moutons et des bovins afin que leurs flatulences ne contiennent plus de méthane, qui favorise le réchauffement climatique. — Marcel Mochet AFP/Archives

«Ca a été la grande panique, on avait 15 kangourous qui manquait à l'appel, nous en avons retrouvé 5 dans le parc, d'autres dans les bois aux alentours. Il en reste 3 dans la nature, a déclaré Carole Masson, propriétaire du Parc Australien de Carcassonne. Samedi matin, quand on est arrivés, cinq enclos avaient été fracturés, raconte-t-elle, les cadenas étaient cassés et le grillage périphérique ouvert à quatre endroits. C'est un acte de malveillance.»

Danger sur l’autoroute Toulouse-Narbonne

La propriétaire du parc est inquiète pour les trois animaux portés disparus et craint qu'ils ne provoquent un accident ou passent les clôtures et se retrouvent sur l'autoroute A 61 (Toulouse-Narbonne) qui jouxte le parc.

La société des Autoroutes du sud de la France (ASF) a d'ailleurs incité les automobilistes à la vigilance en passant près de Carcassonne, dans le cas où des marsupiaux s'aventureraient sur la voie rapide.

«Ce ne sont pas des animaux agressifs ni stressés de nature, ce sont des herbivores. Ils sont sûrement en train de brouter quelque part, tranquillement», a ajouté Carole Masson, comme pour se rassurer.

Attaque d’une meute de chiens

Le parc, qui propose de découvrir la culture des aborigènes, des chercheurs d'or et qui abrite aussi des autruches et dromadaires, venait juste de se réorganiser après le carnage d'une meute de chiens de chasse qui avaient tué 44 kangourous en octobre.

«Mais cette fois, ce n'est pas un accident. Est-ce que ce sont des gens qui pensent que les kangourous seraient mieux dans la nature?» s'interroge la patronne du parc, déterminée à rouvrir son parc début avril.