Enlèvement d'Elise: la piste suisse

RAPT C'est en tous cas là que se concentrent les recherches pour retrouver la fillette.

Avec agence

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Photo d'Elise et de sa mère Irina belenkaya. La petite fille a été enlevée, vendredi 20 mars 2009, dans la rue à Arles.
Photo d'Elise et de sa mère Irina belenkaya. La petite fille a été enlevée, vendredi 20 mars 2009, dans la rue à Arles. — AFP

Toujours à la recherche d'Elise. Un temps attendue à Moscou, la fillette franco-russe enlevée en France, Elise, et sa mère, Irina Belenkaya, n'ont pas rejoint la Russie, a déclaré dimanche à l'AFP un diplomate français en poste à Moscou.

Dimanche après-midi, le ministère de l'Intérieur russe a affirmé qu'il informerait les autorités françaises si la fillette était retrouvée chez sa mère en Russie. «Mais il ne peut être question d'interpeller la mère de l'enfant», a déclaré le chef du service de presse du ministère, Oleg Elnikov, cité par l'agence Interfax.

En attendant les recherches se poursuivaient dimanche pour retrouver Elise, la fillette franco-russe enlevée vendredi à Arles (Bouches-du-Rhône). Zone principale visée: la Suisse, où l'enfant se serait rendue vendredi, selon le dernier témoignage sérieux reçu par les enquêteurs.

«Les recherches se poursuivent. A l'heure actuelle, l'hypothèse la plus probable tient au témoignage d'une ressortissante helvétique qui affirme avoir vu l'enfant accompagnée d'une femme dans un train vers la Suisse vendredi, a déclaré dimanche à l'AFP le procureur de la République de Tarascon, Antoine Paganelli. Les autorités suisses sont en alerte et font le nécessaire», a-t-il ajouté.

Pas de nouvelles de la mère d’Elise

Alors que le père de la fillette, Jean-Michel André affirme avoir reconnu sa femme lors de l'enlèvement d'Elise vendredi, le procureur a rappelé que la piste de la mère, Irina Belenkaya, était étudié sérieusement mais qu'elle n'est qu'une des hypothèses de travail des enquêteurs. Depuis l'annonce de l'enlèvement, la mère qui vit en Russie n'a pris aucun contact avec les autorités françaises ou russes.

Le père et la mère d'Elise, en instance de divorce, se disputent depuis deux ans la garde de la fillette, qui a été ballottée d'un pays à l'autre.

En 2007, sa mère l'emmène en Russie alors que le père obtient de la justice française la garde et la résidence de l'enfant. La justice française émet alors un mandat d'arrêt international contre la mère, rediffusé actuellement.

Le père d’Elise a déjà repris Elise à sa mère en Russie

Le père décide alors d'aller «exfiltrer» sa fille de Russie. Il apprend le russe et réussit cette «exfiltration», ramenant sa fille en France, selon ses termes.

Le 20 septembre 2008, après plusieurs voyages préparatoires, «je me suis présenté à la nounou, j'ai flanqué un bouquet de fleurs dans ses bras et j'ai emmenée Elise», a raconté le père d'Elise. Selon la nounou, interrogée par la presse russe, deux hommes ont pris part à l'action. La mère d'Elise n'était pas présente, en voyage d'affaire. «Je n'aurais pas agi de cette façon si elle avait été là», a dit le père.

Ils fuient en voiture puis en train et changent ensuite fréquemment de domicile en France par «peur d'une tentative d'enlèvement de la mère», selon Jean-Michel André. Il fait depuis l'objet d'un mandat d'arrêt de la justice russe puisque la mère a obtenu un jugement lui confiant la garde d'Elise en Russie.

Samedi, jean-Michel André, le père d’Elise, n'a pas exclu d'aller de nouveau en Russie récupérer sa fille si celle-ci y était ramenée par sa mère.