Journée d'action du 19 mars: 300 personnes interpellées à la fin de la manifestation parisienne

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François Chérèque et Bernard Thibault lors de la manifestation parisienne de la journée d'action interprofessionnelle le 19 mars 2009. 
François Chérèque et Bernard Thibault lors de la manifestation parisienne de la journée d'action interprofessionnelle le 19 mars 2009.  — Reuters/Gonzalo Fuentes

Après celle du 29 janvier, qui avait fait le plein, une nouvelle journée d'action interprofessionnelle a lieu ce jeudi. Toute la journée, retrouvez toutes les infos sur les manifestations à Paris et en province sur 20minutes.fr.

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22h10: 300 personnes interpellées
Les policiers ont interpellé environ 300 personnes lors de la dispersion de la manifestation parisienne place de la Nation jeudi soir, selon la préfecture de police (PP). Quarante-neuf d'entre elles ont fait l'objet d'une procédure judiciaire tandis que les autres étaient laissées libres après des procédures de vérification d'identité. Neuf policiers ont été blessés et quelques dégradations ont été commises sur le matériel urbains et des poubelles ont été renversées a précisé la PP.

21h25: Les derniers manifestants dispersés à Paris

Les derniers manifestants qui s'étaient regroupés sur le terre-plein central de la place de la Nation à l'issue de la manifestation parisienne ont été dispersés peu avant 21h30 par les forces de l'ordre. De petits groupes de manifestants, qui avaient lancé des projectiles sur les policiers, étaient tenus en respect par endroits, et étaient en train de se disperser.

20h15: Fillon ne lâche rien
Le Premier ministre est sorti de son silence ce jeudi soir au Journal télévisé de TF1. Malgré la forte mobilisation des manifestants, François Fillon a indiqué qu'il n'y aurait pas de nouveau plan de relance. Pour connaître la suite, de ses déclarations, cliquez ici.

19h50: Martine Aubry: «Il est temps de prendre des mesures concrètes»

«Il n'y a pas un seul pays où le président dit avant une manifestation: de toute manière, je ne ferai rien. (...) Il est temps de prendre des mesures concrètes», a confié la première secrétaire socialiste lors d'un point de presse improvisé derrière la banderole du PS. «Je crois que la crise s'approfondit dans notre pays et cela fait des mois que l'on dit au président qu'il faut un vrai plan de relance», a-t-elle ajouté. «On apprend hier que plus de 850 Français ont eu 250.000 euros grâce au bouclier fiscal, chacun représentant 30 ans de salaire d'un smicard... Comment peut-on accepter cela?»

19h45: Jets de projectiles sur les forces de l'ordre place de la Nation

Peu après 19h30, alors que la manifestation parisienne continuait de se disperser, des groupes de jeunes, quelque 200 au total, se sont mis à jeter des projectiles divers sur les policiers après avoir mis le feu à des tas de détritus. Les forces de l'ordre ont entrepris de les éteindre, faisant également usage de gaz lacrymogènes. La police a procédé à trois interpellations.

19h22: A Toulouse, quelques échauffourées
L'ambiance s'est tendue en fin de manifestation, après une opération au Monoprix pour «redistribuer la nourriture». Les CRS ont un peu chargé les manifestants, et il y a quelques feux de poubelles.

19h10: Quatre interpellations à Marseille
Info internaute: quatre manifestants ont été arrêtés à Marseille sur la place Castellane après un concert improvisé sur la route, après la fin de la manifestation. Deux cents jeunes ont improvisé une marche jusqu'à la faculté Saint Charles pour tenir une Assemblée générale.

19h05: Gérard Aschieri (FSU) propose une nouvelle journée de manifestation

Au vu du succès rencontré par la nouvelle journée d'action ce jeudi, Gérard Aschieri, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU) affirme à 20minutes.fr qu'il va proposer à l'intersyndicale une nouvelle journée de manifestation sans grève, le 28 mars ou le 4 avril, avant les vacances scolaires. «On a pu constater aujourd'hui un engagement accru des salariés du privé, qui sont davantage venus manifester», note le leader syndical, estimant que c'est un «élément d'encouragement» pour poursuivre le mouvement. A moins que le gouvernement ne réponde positivement aux revendications. Mais selon Gérard Aschieri, «tout laisse à penser que François Fillon ne dira rien de très nouveau» ce soir sur TF1.

19h00: La puissance du port du Havre
En Seine-Maritime, les syndicats ont dénombré 35.000 manifestants au Havre et la police 10.000, un chiffre supérieur à celui du 29 janvier.

18h50: Affrontements à Nantes
Selon le photographe de notre rédaction locale, le service d'ordre de l'intersyndicale a eu maille à partir avec plusieurs dizaines de militants anars, ces fortes tensions étant émaillées de violences.

18h40: 1,2 million de personnes ont participé aux cortèges selon la police


18h30: Des heurts à Rennes
Selon les syndicats, plus de 34 000 personnes ont défilé, donc plus qu'en janvier dernier. A l'issue de la manifestation, peu avant 15h, un groupe de 200 à 300 jeunes a affronté les forces de l'ordre devant l'entrée de la gare. Alors que les manifestants, visages masqués, s'avançaient derrière une banderole barrée du slogan «La peur doit changer de camp», les CRS ont chargé les premiers rangs et dégagé l'entrée à coups de matraque et de gaz lacrymogène. Le cortège a alors reculé puis a repris son chemin à travers les rues du centre-ville.

18h20: Quelques 21,1% des fonctionnaires ont fait grève ce jeudi
C'est moins que le 29 janvier dernier, ils étaient près de 25%.


18h10: A Sablé-sur-Sarthe, on ne fait pas fi(llon) de la manifestation
(CGT), heureux de cette mobilisation: Des salariés du public et du privé, des retraités, des chômeurs, quelques étudiants... dans «la ville de François Fillon», au coeur de la Sarthe verte, 800 manifestants ont défilé ce matin, répondant à l’appel d’une Union intersyndicale. «Du jamais vu», raconte à «Ouest France» Loïc Guémas. «Il fallait ça. Car avec 1 500 salariés au chômage partiel, et 600 intérimaires sans emploi, Sablé paye aujourd’hui un lourd tribut à la crise.»

18h00: Trois millions de personnes ont manifesté en France selon la CGT
Qui a comptabilisé 229 cortèges dans tout le pays. Pour mémoire, il y avait eu 2,5 millions de personnes dans les rues le 29 janvier dernier. «La nouvelle journée de mobilisation unitaire est incontestablement un grand succès», avec «plus de manifestations, plus de grèves et beaucoup plus de manifestants que le 29 janvier», et «interpelle très directement le gouvernement et le patronat», écrit la CGT.

17h40: Plus de 300.000 manifestants dans le grand Ouest
C'est «Ouest France» qui livre cette grosse addition et la détaille ici. En Normandie, on notera un record de participation à Caen (24.000 personnes selon la police, 40.000 selon les organisateurs), à Alençon, à Coutances, à Granville (2.000 selon les organisateurs), à Falaise. En Bretagne, 4.000 personnes sont dans les rues de Redon, 6.000 à Morlaix, 5.000 à Lannion, 14.000 à Brest (près de 2.000 étudiants de l'IUT et de l'Université de Bretagne Occidentale sont en grève), entre 20 et 25.000 à Lorient (chiffres donnés par les syndicats), 4.000 à Quimperlé (un record), 6.500 à Vannes, et 10.000 à Quimper. Dans les Pays-de-la-Loire, une grosse pagaille a eu lieu au Mans où 16.000 personnes défilaient, plus de 8.000 personnes ont manifesté à Laval et 4.000 à Cholet. On compte de 15 à 18.000 personnes à Saint-Nazaire, de 15 à 20.000 à Angers.

17h30: A Calais 2.500 personnes battent le pavé
Selon La Voix du Nord, 2.500 personnes ont défilé dans les rues de la ville:


17h15: A Nantes, un peu plus que le 29 janvier

A Nantes, 70.000 manifestants défilent actuellement en centre-ville selon la CFDT, et 40.000 selon la police. Le 29 janvier, ils étaient 60.000 selon les syndicats, et 35.000 d'après la police. Parmi eux, beaucoup de salariés du privé, même s’ils sont plus discrets que les fonctionnaires ou les étudiants. Ceux du fabricant de rotatives Goss, qui emploie 291 personnes à Nantes, en font partie. Le fonds d’investissement américain qui détient l’entreprise a en effet décidé de s’en désengager, et beaucoup craignent la fermeture du site nantais. «Nous aussi, la crise nous impacte: nous avons moins de commandes, donc moins de travail», explique Patrick Troussé, délégué syndical CGT.

Le journal «Presse océan» a fait un reportage sur la manifestation:


16h59: A Toulouse, on compte et on recompte
Alors, plus ou moins de monde dans les rues qu’en janvier? Cela dépend des sources… Notre rédaction toulousaine nous signale une manifestation de 41.000 personnes selon la police, 110.000 selon les syndicats. «C’est la première fois qu’il y a un tel écart entre les deux sources», note la journaliste de «20 Minutes». Le 29 janvier, la police annonçait 56.000 manifestants, les syndicats 90.000.

16h55: Près d'1,6 million dans les rues selon un comptage partiel de la CGT
La centrale syndicale estimait à 1,598 million le nombre de manifestants ayant participé jeudi à un peu plus de la moitié des cortèges organisés partout en France à l'appel de tous les syndicats, selon un comptage partiel à 16 heures.

16h47: Hamon et la «fatalité»
Le porte-parole du PS a manifesté à Compiègne (Oise), au même endroit que les salariés de Continental. «Ce qui mine ce pays, c'est l'idée qu'il n'y a qu'une politique possible et qu'il y a une fatalité à ce que les licenciements, la pauvreté, la précarité se déploient. Nous sommes là pour essayer d'illustrer le contraire», a-t-il déclaré «On en a marre de vos petites histoires, (...) bougez-vous!» lui a répondu une syndicaliste.



16h39: Petit Tour de France des cortèges
Selon «La Montagne», il y avait 35.000 manifestants ce matin dans les rues de Clermont. Parmi les slogans de ceux qui battaient le pavé, celui-ci: «La droite avance, le droit recule». A Limoges, lepopulaire.fr nous apprend qu'il y avait plus de 25.000 personnes, dont la moitié des effectifs de Madrange, qui ont été reçus par l'adjoint au maire. Enfin, à Toulon, «Var Matin» parle d'une manifestation monstre, de slogans comme «Petit papa Sarko...», d'une Internationale aux rythmes reggae. Les employés de la Fnac de la ville sont dans le cortège.

16h19: le cortège s'est scindé en deux
Dès le début de la manifestation, place de la République, la manifestation s'est scindée en deux tant il y avait de monde, selon notre journaliste sur place. Une grande partie du cortège se déplace vers Nation via Bastille, l'autre emprunte le boulevard Voltaire, itinéraire de délestage prévu par les autorités en cas d'un nombre trop important de manifestants.

16h18: grosse mobilisation dans le Loiret

A Orléans, entre 13.000 et 25.000 personnes ont défilé dans les rues d'Orléans, selon la République du Centre, qui en a fait une petite vidéo:


A Chartres, ce sont entre 7.000 et 14.000 personnes qui ont défilé, et même 2.000 à Montargis.

16h10: grosse mobilisation à Strasbourg
Avec 35.000 personnes selon les organisateurs, les chiffres sont trois fois supérieurs à ceux du 29 janvier. Le cortège fait 2 à 3km de long, selon notre journaliste pérsent sur place.

16h00: 350.000 manifestants à Paris, selon la CGT
Le yo yo habituel des chiffres avec la police (qui parle de 85.000 personnes) se poursuit.

15h58: à Toulouse, on défile au sons des «Motivés»

En tête de cortège on trouvait l'association «ni pauvre ni soumis», qui réclament une revalorisation des allocations adultes handicapés. Parmi les manifestants se trouvaient des salariés du privé comme du public. Les employés de Continental, qui compte deux sites en Haute-Garonne et un en Ariège étaient également présents. Au tiers de son comptage, la police avait recensé 12.000 manifestants, soit environs 36.000 au total. «Un peu léger», ont estimé les syndicats.

15h45: 85.000 manifestants à Paris, selon la préfecture de police

Et c'est mieux que le 29 janvier dernier, quand 65.000 avaient défilé dans la capitale selon les chiffres de la police.

15h30: «Une manifestation magnifique» pour les salariés de Continental

C'est avec une grande émotion qu'Antonio Da Costa, syndicaliste CFTC à l'usine de Clairoix, raconte sa journée à 20minutes.fr: «C'était historique et magnifique, et d'abord cette rencontre entre les salariés de Continental et les autres manifestants. Nous sommes venus de Clairoix à Compiègne à pied, et sur les 4 kilomètres de trajet, des gens de toutes les entreprises devant lesquelles nous passions venaient nous voir, nous rejoindre. C'était une belle manif, sans casse, avec la rage, pas la haine, mais la rage. Il reste un tout petit peu d'espoir, nous essayons de l'entretenir et tout le monde a voulu éviter les débordements.» Près de 1.500 personnes de Continental, salariés et familles, ont grossi les rangs de la manifestation à Compiègne, qui a réuni environ 13.000 personnes, contre 5.000 le 29 janvier.



15h: «Je suis riche mais je me soigne»

La manifestation parisienne n'avait pas encore quitté la place de la République, selon notre journaliste sur place. L'ambiance est festive et un homme en string et cape orange sur une camionnette CGT-RATP fait sensation. De nombreuses délégations sont présentes, de la santé à l'éducation en passant par la section FO-Finances. Un carosse trône au milieu de la foule. A l'intérieur, des hommes et des femmes sur leur trente-et-un et ce slogan: «Je suis riche mais je me soigne.» Une allusion aux hauts revenus qui bénéficient du bouclier fiscal?


Photo envoyée par un internaute

14h40: A Toulouse, moins de manifestants que le 29, mais Mélenchon en tête de cortège
De notre rédaction toulousaine: «Il y a nettement moins de monde que le 29 janvier, ça ne se bouscule pas. Le cortège n'a pas encore démarré. Les pompiers sont présents, beaucoup de manifestants du privé également. On note la présence de Jean-Luc Mélenchon, tête de la liste Front de gauche dans le Sud-Ouest pour les élections européennes.»

14h25: A Strasbourg, 19,4% de grévistes dans l'enseignement
La mobilisation atteint 27% chez les enseignants du 1er degré, 22% dans les collèges. Les taux sont moindres chez les personnels (12%) et les enseignants de lycée professionnels (6%), selon les chiffres communiqués par le ministère.

14h08: La manifestation parisienne est lancée place de la République
Les dirigeants des huit syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa, Solidaires) figurent en tête du cortège, derrière une banderole «Ensemble face à la crise, défendons l'emploi, le pouvoir d'achat et les services publics. Arrêt des suppressions d'emplois, augmentation générale des salaires et des pensions». Lors de la journée d'action du 29 janvier, entre 65.000 (police) et 300.000 (syndicats) personnes avaient manifesté dans la capitale.

14h05: Pour François Chérèque, le «silence complet» ne doit pas être la réponse à une «journée réussie»
Le secrétaire général de la CFDT, en tête de la manifestation parisienne, estime que le «silence complet tant du gouvernement que du patronat» ne doit pas être l'unique réponse à cette «journée réussie» de mobilisation nationale.

14h00: Alain Juppé n'est pas loin
Pas en tête de cortège à Bordeaux ou Paris, non. On vous rappelle juste qu'en fin connaisseur de la grève et des mouvements sociaux, qu'il expérimenta brutalement à l'hiver 1995 quand il était Premier ministre, Alain Juppé est à 20minutes.fr pour vous répondre. Il a pris un petit café à la machine et il est prêt à débattre avec vous.

13h45: Pendant la grève et les manifs, le gouvernement fait sa pub
«Les 3 millions de familles les plus modestes recevront en juin 2009 une prime exceptionnelle de 150 euros. Des mesures immédiates. Des mesures justes.» Ce message, accompagné du sigle de la République française, garnit vos quotidiens ce jeudi matin, histoire de rappeler dans une pub les avancées du sommet du 18 février dernier. Sur Europe 1, l’un des porte-parole de l’UMP, Dominique Paillé a confié que «cette campagne tombe aujourd’hui car on ne peut pas laisser à un seul vecteur d’information le soin de parler aux Français». Avant d'ajouter: «Ce n’est pas de la provocation». Evidemment.

13h35: Les salariés de Continental mènent le cortège à Compiègne, la sous-préfecture de l'Oise
Les 1.120 employés de l'usine de Clairoix qui devraient perdre bientôt leur emploi, experts du pneu brûlé et du jet d'oeufs, font partie de ces conflits sociaux localisés très durs qui risquent «de se démultiplier» dans les mois à venir, selon le sociologue Guy Groux. «Les salariés sont à bout, épuisé psychologiquement, explique Antonio Da Costa, syndicaliste CFTC à Clairoix. Je n'arrête pas de leur dire qu'il y ait un peu d'espoir, mais s'il est réduit à néant, tout pourra arriver ici.» Les grèvistes de Continental occupent toujours l'usine, ils seront payés jusqu'à lundi.


Photo Reuters

13h25: 25% de personnes en plus dans les défilés ce jeudi matin, comparé au 29 janvier, selon la CGT
L'une des dirigeants de la CGT, Maryse Dumas, vient de déclarer sur RMC que les défilés de jeudi matin avaient rassemblé 25% de manifestants «en plus» que le 29 janvier. Un chiffre qui n'inclue pas Marseille.

13h12: A Lyon, 45.000 personnes défilent dans le centre de Lyon, selon les syndicats
Et 30.000 selon la police. Pour rappel, le 29 janvier environ 30.000 personnes avaient défilé dans le centre-ville.

12h58: 19,5% de grévistes dans la fonction publique
C'est le taux annoncé par le ministère à la mi-journée.

12h40: 12% de grévistes à la RATP selon la direction
La direction de la RATP indique que le taux de grévistes chez les agents de la RATP s'élevait à 12h à 12%, sur la base des prises de service prévues dans la matinée.

12h28: Moins de grévistes dans l'éducation que le 29
Les enseignants en grève étaient 35,10% dans le primaire et 24,59% dans le secondaire, selon le ministère de l'Education, des chiffres en baisse par rapport aux 47,92% (primaire) et 28,03% (secondaire) communiqués par le ministère lors de la journée du 29 janvier. Le SNES, lui, annonce à 20minutes.fr 53 à 55% de grévistes dans les collèges et lycées. Du côté des maternelles et primaires, le SNUIPP-FSU confirme ses prévisions avec environ 59% de participation.

12h25: A Marseille, grosse mobilisation

De notre rédaction marseillaise: «La tête de la manifestation a rejoint la queue du cortège, alors que le parcours était plus long que le 29 janvier. "Sarkozy, Marseille est bloquée!", ont annoncé dans le micro les organisateurs.» Selon les syndicats, on compte 320.000 manifestants dans la cité phocéenne, il y en a 30.000 selon la police.

12h25: Petite mobilisation dans l'enseignement à Lille

De notre rédaction lilloise: «Dans l'éducation Nationale, le rectorat de l'académie de Lille annonce 23,17% de grévistes (premier degré, second degré et administration confondus). Le 29 janvier, ils étaient 31,39%, toujours selon la même source.»

12h15: Perpignan défile
Info internaute: Selon collgros, environ 25.000 manifestants défilent sur les boulevards de Perpignan, ce qui représente un cortège plus important que le 29 janvier. Ses photos:



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11h55: Le point dans l'enseignement
Selon ses premières estimations, le SNES annonce à 20minutes.fr 53 à 55% de grévistes dans les collèges et lycées. Du côté des maternelles et primaires, le SNUIPP-FSU confirme ses prévisions avec environ
59% de participation.

11h40:
Matinée calme à Lille
De notre rédaction lilloise: «Les rues sont presque désertes, peu de voitures circulent. A la gare, les usagers (peu nombreux) ont l’air de s’être organisés en prévision du mouvement de grève (1 TER sur 3 et un TGV-Nord sur 2). Le métro fonctionne normalement, les trams et les bus sont légèrement perturbés (toutes les lignes sauf la 17 sont en service). Le départ de la manifestation est prévu pour 14h30.»

11h30:
Alain Juppé appelle à prendre les manifestations au sérieux
L'ancien Premier ministre UMP a appelé à ne «pas prendre de haut» la journée de grève et de manifestations «parce qu'il y a une vraie angoisse dans l'opinion publique». Il a par ailleurs estimé qu'il faudrait «se remettre autour de la table» après ce mouvement. En réponse aux propos de Laurence Parisot, il a été tranchant: «ça n'est pas par l'arrogance ou une forme d'ignorance des préoccupations des gens qu'on sortira de la crise».

11h25: Les enseignants en grève pour «l'avenir de l'école»
Témoignage de Brigitte Mathieu, institutrice de CP depuis 25 ans à l'école Olivier-Paulat à Champs-sur-Marne (Seine et Marne), en grève ce jeudi: «Je ne sais pas trop ce que j'attends de cette journée mais on trouve la réforme des programmes du primaire tellement aberrante qu'on ne s'y résout pas», explique-t-elle à 20minutes.fr «Avec les deux heures de cours en moins, les journées sont serrées, on court toute la journée et on est obligé de réduire les matières moins fondamentales comme l'informatique ou l'art», poursuit-elle. L'enseignante tient à préciser qu'elle et ses collègues font grève «pour les enfants et l'avenir de l'école et pas pour obtenir une augmentation de salaire».

11h:
Martine Aubry réclame «un vrai plan de relance»
La première secrétaire du PS a appelé le gouvernement français à adopter «un vrai plan de relance», c'est à dire «qui agisse sur la consommation et l'investissement». Elle a conclu en estimant qu'«aujourd'hui nous nous enfonçons dans la crise comme sur un toboggan sans avoir un effort de relance».

10h45: Mobilisation quasi-identique au 29 janvier à la SNCF

La direction de la SNCF annonce que le taux de grévistes chez les cheminots s'élève à 35,9% à 10h, un taux voisin de celui atteint le 29 janvier.

10h40:
François Bayrou en leader syndical
Le président du MoDem a décrit sur Canal «un mouvement très profond» de «colère» contre «les décisions d'injustice, notamment fiscale» du gouvernement. Un mouvement né, selon lui, «du sentiment de ne pas pouvoir être en entendu, de ne pas être écouté, d'être traité par dessus la jambe».

10h30: Chérèque ne «comprend plus la politique du gouvernement»

Le secrétaire général de la CFDT était ce matin sur RMC. Pour lui, le gouvernement dont «on ne comprend plus aujourd'hui quelle est la politique» doit répondre «très sérieusement» aux «propositions» des syndicats à l'issue de la journée de mobilisation. «Le gouvernement continue à faire des cadeaux fiscaux aux plus aisés», a-t-il estimé, affirmant: «il faut remettre au moins provisoirement en cause ces mesures-là.»

10h25: Bordeaux calme comme un dimanche

De notre rédaction bordelaise: «Une matinée très calme, presque comme un dimanche! Circulation très fluide sur le pont de Pierre, avant 9h, normalement bouché à cette heure et des cyclistes plus nombreux que d’habitude. Les usagers se sont organisés. Il semblerait que de nombreux Bordelais soient restés chez eux ce matin. La manif doit démarrer entre 13h et 14h. Les organisateurs espèrent mobiliser plus de monde que le 29 janvier, où 60.000 manifestants avaient défilé dans Bordeaux.»

10h20: La circulation bloquée par des lycéens à Paris
Selon un salarié de 20minutes.fr, les élèves de deux lycées bloquent la circulation Cours de Vincennes, à Paris.

10h15: Les défilés sont déjà partis dans plusieurs grandes villes

Des défilés ont démarré à 10h dans plusieurs grandes villes, comme à Marseille, Lyon, Grenoble.
A Clairoix, les salariés de Continental sont partis de leur usine dès 9h.

10h:
Bernard Thibault veut «rediscuter»
Le secrétaire général de la CGT prévient le gouvernement sur France 2: «il devra accepter de rediscuter avec les syndicats sur la base des revendications que nous avons présentées en début d'année».

9h55: Ça roule à Paris
Envoyé par Thibaut, internaute: «Petite remarque sur les grèves de un jour: Pour les parisien/siennes et véhiculé(e)s, c'est une aubaine...Ca roule!!!»

9h50:
En attendant le début des cortèges, Laurence Parisot chauffe l'ambiance
Alors que de nombreux éditorialistes jugent qu'elle a jeté de l'huile sur le feu avant la journée de grève et de mobilisation, la patronne des patrons a affirmé sur Europe 1 que «ce qu'elle avait dit avait été légèrement déformé», mais qu'elle ne «retirait rien» de ses accusations de «démagogie» portée contre les grèves. Elle a en outre a demandé d'«arrêter de désigner» les chefs d'entreprise comme des «bouc-émissaires» de la crise.


9h40: Ségolène Royal participera au défilé à Poitiers

9h35:
La mobilisation ne devrait pas faiblir à la SNCF
Le secrétaire de la fédération CGT-Cheminots Didier Le Reste a estimé jeudi sur Radio Classique que le mouvement devrait être du «même niveau» que celui du 29 janvier, soit «43%» de grévistes. Il a précisé que pour avoir des «éléments fiables», il faudrait attendre la mi-journée.
>>> Le point sur le trafic dans les transports, c'est par ici.

9h30: La Réunion se mobilise sous la pluie

Deux manifestations se déroulent sous la pluie à Saint-Denis et Saint-Pierre, avec moins de participants que lors de la grève du 10 mars.

9h15: Ça roule dans les transports
La rédaction se remplit. Les journalistes de 20minutes.fr n'ont eu aucun mal à arriver. «Aucun problème sur la ligne 13», «Pas un chat dans le RER C, les gens sont en RTT», «Le RER A roule normalement ou presque...».

8h45: Laurence Parisot ne veut pas être en reste

Elle annonce que le Medef auquel le gouvernement a demandé d'encadrer la rémunération des chefs d'entreprise qui licencient ou recourent massivement au chômage partiel n'a «pas les moyens, ni même le désir d'imposer quelque chose» qui relève du domaine contractuel.

8h: La place de la Nation est vide

Témoignage de Laurent, internaute: «8h du matin place de la Nation, plus une seule voiture garée, un déploiement de CRS et de policiers incroyable. Mes 50 mètres à faire pour prendre le RER A sont totalement sécurisés. Rassurant? Non pas vraiment. Qui est attendu place de la Nation avec un déploiement aussi massif de forces de l’ordre? Des casseurs? Une Rave Party? Un concert d’Amy Winehouse? Non, juste des gens qui ont peur de perdre leur boulot, des gens qui sont dans la merde et qui veulent l’exprimer, tranquillement, calmement, et dans la dignité. Un point positif tout de même, tout cela donne bien du travail... à une certaine catégorie de la population.»
>> Aujourd'hui, pour notre suivi en temps réel et nos diaporamas «Slogans de manif» et «Galères de grève», envoyez vos témoignages et votre numéro de téléphone ainsi que vos photos par MMS au 33320 et par mail au 33320 @ 20minutes.fr