Trois ans de prison pour les membres de «bandes violentes»

SECURITE Après s'être rendu au lycée Jean-Baptiste Clément, le Président s'est rendu au commissariat de Gagny pour annoncer seize mesures policières et judiciaires...

Avec agence

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Nicolas Sarkozy veut que les établissements scolaires soient «sanctuarisés» et souhaite lutter contre les «bandes violentes», comme il l'avait annoncé le 11 mars. Après s'être rendu au lycée Jean-Baptiste Clément à Gagny (Seine-Saint-Denis), le Président s'est rendu au commissariat de la même ville pour y faire des annonces. En tout, il souhaite la mise en place de 16 mesures policières et judiciaires pour combattre ce phénomène.

Un fichier des violences urbaines

Sur ces 16 mesures, huit concernent l'action de la police, trois, la justice et cinq, la protection des personnels et établissements de l'Education nationale.

S'agissant de l'action policière, le président de la République souhaite «la création d'un fichier dédié aux violences urbaines et au phénomène de bandes» et la mise en place d'une police d'agglomération avec un état-major à l'échelle des agglomérations, chargée de coordonner la collecte du renseignement et l'action de la police.

Système de vidéo protection et surveillance

En outre, seront créés des groupes spécialisés pour traiter les violences urbaines et les agissements des bandes, au sein des directions départementales de la sécurité publique.

D'autre part, d'ici à fin 2010, 100 unités territoriales de quartier (Uteq, comme il en existe déjà huit en France dont trois en Seine-Saint-Denis) verront le jour ainsi que 23 compagnies de sécurisation, fortes chacune de 150 fonctionnaires formés au maintien de l'ordre dans les quartiers sensibles. Enfin, 75 systèmes municipaux de vidéo protection et surveillance de 400 établissements scolaires, seront mis en place.

Trois ans de prison

S'agissant de la justice, le président a annoncé la création d'une peine de trois ans d'emprisonnement «pour participation en connaissance de cause à un groupement, même formé de façon temporaire, poursuivant le but de commettre des atteintes volontaires contre les personnes ou contre certains biens». Il souhaite aussi transformer en délit l'intrusion dans un établissement scolaire qui ne relevait jusqu'ici que d'une contravention.

Nicolas Sarkozy entend par ailleurs que les agressions contre les personnels de l'Education nationale soient aggravées comme elles le sont pour les fonctionnaires d'autorité (policiers notamment). Il demande aussi, concernant les établissements scolaires, que les 100 à 200 les plus touchés par des intrusions soient identifiés moyennant une enquête spécifique sous dix jours. En outre, le filtrage et le contrôle aux entrées des établissements seront renforcés.