Le service minimum d'accueil dans les écoles prend de l'ampleur

GREVE La plupart des grandes villes ont décidé de le mettre en oeuvre...

Avec agence

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Après une série d'injonctions de la justice, la plupart des grandes villes ont décidé de mettre en oeuvre jeudi le service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles, même si quelques unes envisagent de ne pas l'appliquer concrètement et ont appelé les parents à garder leurs enfants.
Après une série d'injonctions de la justice, la plupart des grandes villes ont décidé de mettre en oeuvre jeudi le service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles, même si quelques unes envisagent de ne pas l'appliquer concrètement et ont appelé les parents à garder leurs enfants. — Mychèle Daniau AFP

La participation des enseignants du primaire à la grève de jeudi devrait être inférieure à celle du 29 janvier, selon les prévisions des syndicats et du ministère. Il n'empêche. Après une série d'injonctions de la justice, la plupart des grandes villes ont décidé de mettre en oeuvre le service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles.

La dernière fois, déjà, le SMA avait été mis en place dans plus des trois quarts des grandes villes, y compris dans des municipalités socialistes comme Nantes, Lille, Angers, Grenoble, Strasbourg, Rennes, et ce malgré des grèves simultanées dans la fonction publique territoriale ou dans les transports.

Seules quelques irréductibles - de gauche - refusent toujours d'appliquer le SMA, comme Lens (Pas-de-Calais) dont le député-maire PS Guy Delcourt est «plus que jamais déterminé à obtenir l'abrogation de la loi sur le SMA».

Indulgence pour les petites communes

A Paris, la mairie a assuré qu'elle «appliquera naturellement» la loi lors de la journée de jeudi, tout en demandant aux parents de ne pas envoyer leurs enfants en classe.

A Marseille, la mairie UMP organise le SMA dans les quatre secteurs qu'elle a remporté, mais la gauche refuse de le mettre en place dans les quatre autres secteurs qu'elle détient. Quant à Montpellier (PS), la municipalité a annoncé qu'aucune mesure ne pouvait être mise en place à temps, compte tenu des contraintes du SMA et de la nécessité d'informer les familles. Metz ne devrait non plus l'organiser.

S'agissant des petites communes, qui ont des difficultés à trouver du personnel d'encadrement, Xavier Darcos s'était engagé à arrêter les procédures judiciaires à leur encontre. «Le ministre est conscient de la nécessité de reprendre les textes d'application en fonction des particularités et de la taille des communes», avait indiqué un participant au premier comité de suivi de l'application de la loi.