Joute verbale entre Bernard Thibault et Laurence Parisot

SOCIAL Le syndicaliste répond à la patronne des patrons qui s'en est pris à la CGT dans la presse...

J.M. avec agence

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Les numéros un des syndicats et du patronat ont donné mardi le coup d'envoi d'une ambitieuse négociation pour "moderniser le marché du travail", un sujet sur lequel le gouvernement attend des avancées d'ici fin 2007.
Les numéros un des syndicats et du patronat ont donné mardi le coup d'envoi d'une ambitieuse négociation pour "moderniser le marché du travail", un sujet sur lequel le gouvernement attend des avancées d'ici fin 2007. — Jacques Demarthon AFP

La guerre des mots doux se poursuit autour de la journée d'action de jeudi. Après François Chérèque et Olivier Besancenot, c'est Bernard Thibault et Laurence Parisot qui échangent des politesses, par médias interposés. Le secrétaire général de la CGT a estimé mercredi sur Europe 1 que la présidente du Medef faisait preuve d'un «archaïsme d'un autre temps» et contribuait à «tendre la situation sociale».

Il répondait à une déclaration de la patronne des patrons, qui avait annoncé la veille que la journée du 19 mars a aussi un «coût en terme de démagogie, d'illusions créées». Au passage, lors de la conférence de presse annuelle du Medef, Laurence Parisot s'était fendue d'un «merci la CGT» au sujet du dépôt de bilan du dernier chantier de réparation navale marseillais.

«Incapacité à comprendre ce qui bouge»

«La "patronne des patrons" confirme son incapacité à comprendre ce qui bouge dans la société française et les 75% de Français qui soutiennent cette mobilisation», a sèchement commenté la CGT, ce mercredi dans un communiqué.

«Tous les ingrédients sont là, on nous annonce une participation, je peux le dire aujourd'hui, qui va être plus forte que celle du 29 janvier. Je ne vois pas comment le gouvernement, le patronat, les directions d'entreprise vont pouvoir ignorer cette situation», a conclu Bernard Thibault.